L'argent du Gripen ira à d'autres projets

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Conseil fédéral Les 800 millions de francs qui auraient dû aller à l'achat des Gripen iront à d'autres projets.

  28.05.2014, 18:17
Le Gripen.

Après le refus du Gripen par le peuple, l'armée devra réduire sa voilure et se contenter d'un budget annuel de 4,7 milliards de francs. Le Conseil fédéral a décidé mercredi d'attribuer quelque 800 millions qui ne seront pas dépensés entre 2014 et 2016 à d'autres projets prioritaires. Ueli Maurer a ainsi été désavoué.

Ueli Maurer a été prié de présenter le "profil de ses besoins" en même temps que le projet de réforme de l'armée reporté à l'automne.

Le PDC est d'avis que "c'est une erreur de priver l'armée de moyens", a réagi à brûle-pourpoint le président de ce parti, Christophe Darbellay. Il a qualifié cette décision de "concession faite à la gauche".

"Le budget alloué à l'armée n'a jamais été aussi bas. De plus, pendant la campagne, les lacunes sécuritaires aériennes ont été pointées du doigt, aussi par la gauche", a-t-il poursuivi en rappelant le détournement d'avion à Genève.

"Ueli Maurer ne peut pas décider seul"

"Ueli Maurer ne pouvait pas décider seul d'affecter l'argent destiné à l'achat des Gripen à l'achat de chars par exemple", a relevé pour sa part Isabelle Moret, vice-présidente du PLR. "Il me semble normal que le Conseil fédéral, puis le Parlement décident de l'affectation de ce fonds."

La Vaudoise n'exclut pas qu'une partie pourrait revenir à l'armée, à l'issue des débats. "Mais d'autres projets pourraient aussi avoir besoin de cet argent", a-t-elle analysé.

A l'UDC, le conseiller national vaudois Guy Parmelin se dit surpris de "cette décision qui ne dit rien de l'affection de ces 800 millions de francs". Il s'attend désormais à "un grand marchandage politique où chacune va vouloir obtenir ce montant". L'armée, qui a "des carences", risque d'être "le dindon de la farce", selon lui.

"C'est une très bonne nouvelle", a réagi de son côté le PS par la bouche de son porte-parole Gaël Bourgeois. "Tant que les missions de l'armée ne sont pas redéfinies, on ne sait pas de quel matériel elle aura besoin", a-t-il relevé. "A quoi servent 5 milliards de francs si on ne sait pas à quels buts les affecter?", s'est-il interrogé.

Décision "cohérente"

La décision du Conseil fédéral est "cohérente", considérant la votation du 18 mai dernier, reconnaît Denis Froidevaux, président de la Société suisse des officiers (SSO).

Il a cependant immédiatement rappelé que la SSO "refuserait tout projet de réforme de l'armée, prévue pour 2017, qui ne garantirait pas un budget de 5 milliards de francs et un effectif de 100'000 hommes. Le cas échéant, nous nous y opposerons avec tous les moyens démocratiques à disposition."


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