05.12.2016, 20:05

Immigration de masse: le Conseil national demande aux patrons de convoquer d'abord des chômeurs suisses

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Le National a voté comme le Conseil des Etats pour la solution Müller.

vote Pour appliquer l'initiative UDC sur l'immigration de masse du 9 février 2014, le Conseil national a quelque peu adouci lundi soir la solution proposée par le PLR Philipp Müller acceptée par le Conseil des Etats la semaine dernière. Les patrons souhaitant recruter à l'étranger devront ainsi parfois convoquer d'abord des chômeurs de Suisse mais ils ne devront pas justifier leur éventuel refus.

Les patrons souhaitant recruter à l'étranger devraient parfois être obligés de convoquer d'abord des chômeurs de Suisse, mais pas de justifier leur refus. Le National a préféré lundi adoucir la copie des sénateurs, malgré la résistance de l'UDC.

Certains employeurs devraient être obligés non seulement d'annoncer les postes vacants aux services de l'emploi, mais encore de convoquer des chômeurs inscrits en entretien.

Par 99 voix contre 66 et 29 abstentions issues des rangs du PDC, le National a refusé d'obliger les patrons à justifier leur refus éventuel en cas de recrutement d'un étranger, comme le veut le Conseil des Etats. La majorité a préféré une solution plus souple et craint un excès de bureaucratie, a expliqué Cesla Amarelle (PS/VD).

Seules les professions par un taux de chômage supérieur à la moyenne seraient concernées. Soit au plus 1% des procédures de recrutements annuels. Par 119 voix contre 75, le National a précisé que les mesures doivent être limitées dans le temps et par région. "Si on veut avoir le soutien des cantons, il est important que les mesures puissent être modulées", a défendu Isabelle Moret (PLR/VD).

Décision "absurde"

L'UDC a dénoncé en vain une décision "absurde" puisque, en vertu de l'accord sur la libre circulation, les citoyens de l'Union européenne (UE) peuvent s'inscrire dans des offices régionaux de placement. "Ils ne sont pas si nombreux, parce qu'il y a beaucoup de contraintes qui sont liées à une inscription au chômage", a précisé la ministre de la justice Simonetta Sommargua.

Une minorité aurait voulu revenir à la première version défendue au National, qui voulait uniquement obliger les employeurs d'annoncer les postes vacants aux services de l'emploi. Elle a cependant été rejetée par 101 voix contre 50 et 44 abstentions (de gauche).

Seule l'UDC a voté en faveur d'une application stricte de son initiative, dénonçant un "coup d'Etat" de la part des autres partis, bombardant chacun de leur représentant de questions. "Limiter l'immigration n'est possible que par des nombres maximaux et des contingents. Ne pas respecter l'article constitutionnel n'est que mépris de la volonté populaire", a dénoncé en vain Jean-Luc Addor (UDC/VS).


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