07.02.2019, 08:08

Timea Bacsinszky et ses 15 ans de passion pour la FedCup

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Timea Bacsinszky a déjà disputé 50 matches pour l’équipe de Suisse.
Par par christian kobi

TENNIS Timea Bacsinszky a vécu sa première aventure en FedCup lorsqu'elle n'avait que 15 ans. En 2019, elle affrontera l'Italie avec l'équipe de Suisse, ce week-end, à Bienne.

Elle n’avait que 15 ans et des poussières lorsqu’elle a été lancée dans le grand bain de la FedCup, en juillet 2004 lors d’une rencontre de barrage au Canada. Depuis, Timea Bacsinszky a disputé un total de 50 matches (en simple et en double) pour le compte de l’équipe de Suisse, ce qui en fait la deuxième joueuse helvétique la plus souvent alignée dans cette compétition après la Bâloise Patty Schnyder et ses 72 matches.

La rencontre face à l’Italie ce week-end à Bienne donne l’occasion de feuilleter le livre des souvenirs avec l’ancienne No 9 mondiale, qui sort la tête de l’eau après une année 2018 extrêmement difficile.

Motivation intacte

De ses 15 ans en FedCup, Timea Bacsinszky retient deux moments en particulier. Le premier, c’est une victoire 3-2 obtenue à la patinoire du Littoral de Neuchâtel face à la Slovaquie, en avril 2005. «Je n’avais même pas 16 ans, c’était la première fois que je jouais à domicile et j’avais remporté mes trois rencontres», se souvient-elle. «Personne n’attendait ça de moi, c’était vraiment un sentiment fantastique.»

Le deuxième, plus récent, remonte à février 2017 et à ce quart de finale remporté 4-1 face à la France, à Genève Palexpo. «Pour un petit pays comme le nôtre, c’était juste génial de battre la grande équipe de France. Et pour moi, en tant que Romande, c’était une belle sensation que de remporter mes trois matches», lâche-t-elle.

Las, le parcours des Suisses s’était arrêté au stade des demi-finales, en Biélorussie, avant la relégation de l’année dernière. Ce qui n’entame en rien la motivation de la Vaudoise. «J’ai toujours apprécié défendre les couleurs de mon pays. J’adore la convivialité, l’esprit d’équipe. Cela donne une autre dimension à notre sport, car on est souvent seule le reste de l’année.»

Raréfier la FedCup

Timea Bacsinszky est une voix qui compte. Hier, lorsqu’elle a été invitée en conférence de presse à s’exprimer sur le format de la FedCup, tout le monde a tendu une oreille attentive. «A mon avis, la Coupe Davis et la FedCup sont des compétitions qui manquent un peu de prestige du fait qu’elles ont lieu chaque année. J’aime bien le format actuel de la Fed Cup, mais je pense que la compétition serait plus prisée si elle ne se déroulait que tous les deux ou trois ans. De la sorte, elle ne serait plus une contrainte dans le calendrier pour les joueuses, qui au contraire se battraient pour être présentes.»

Fin de citation. Mais Timea Bacsinszky d’admettre, lucide: «Dans ce genre de décisions, les principaux concernés sont de moins en moins entendus...»

Sur la bonne voie

Quart de finaliste à Sydney, éliminée au 3e tour à l’Open d’Australie, Timea Bacsinszky a de quoi se montrer satisfaite de son début de saison. «J’en suis très contente, surtout que ma saison 2018 a été difficile physiquement comme mentalement», estime celle qui reste sur des succès face à deux des 15 meilleures joueuses du monde (Anastasija Sevastova à Sydney et Daria Kasatkina à Melbourne).

Car oui, la Vaudoise revient de loin, de très loin. Opérée à une main en automne 2017, elle était retombée à la 745e place du classement WTA en août dernier après être restée 14 mois sans gagner un seul match. «Depuis septembre, je me sens vraiment bien. J’ai toujours été bien entourée, cela m’a beaucoup aidée dans les moments difficiles», avoue l’actuelle 115e joueuse mondiale, qui ne se fixe pas d’objectifs précis pour le futur. «Cela fait juste du bien de constater que le travail finit toujours par payer. Et j’ai travaillé dur pour revenir.»

La rencontre face à l’Italie, samedi et dimanche à la Swiss Tennis Arena, aura une saveur particulière pour Timea Bacsinszky, qui connaît bien la capitaine italienne Tathiana Garbin. Ensemble, elles ont formé une redoutable paire de double durant la saison 2010. «On a commencé à jouer ensemble en septembre 2009 et, en moins d’une année, on était classé au 10e rang mondial. Elle a ensuite arrêté sa carrière. Reste que j’ai beaucoup appris à ses côtés», déclare la médaillée d’argent de Rio, aujourd’hui encore très proche de son ex-coéquipière.

De sérieux atouts

Maintenant que les apparitions de Roger Federer et Stan Wawrinka en Coupe Davis se font plus rares, les projecteurs ont tendance à se braquer davantage sur la FedCup. Cela devrait se vérifier ce week-end à Bienne, avec des tribunes a priori mieux garnies qu’il y a quelques jours pour les hommes.

«Le public a de sérieuses raisons de s’attacher à notre équipe, au sein de laquelle règne un excellent état d’esprit», appuie Timea Bacsinszky. «Cette équipe a un très bel avenir devant elle. Elle peut avoir des ambitions.» Comme remporter la FedCup? «Allons-y pas à pas», répond Timea, bien décidée à écrire encore de belles pages dans cette compétition qu’elle aime tant.

Christian Kobi


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