24.11.2017, 00:01

France - Belgique l’occasion ou jamais

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Un dixième Saladier d’argent pour la France de Jo-Wilfried Tsonga (à gauche) ou un premier sacre pour la Belgique de David Goffin? Réponse ce week-end.

 24.11.2017, 00:01 France - Belgique l’occasion ou jamais

Par ats

TENNIS La Coupe Davis se dispute ce week-end entre voisins.

La France, guidée par Yannick Noah, a l’occasion de soulever enfin une dixième Coupe Davis face à la Belgique de David Goffin, jamais titrée dans la vénérable compétition en déliquescence, à l’heure de la finale qui débute aujourd’hui, à Lille.

«C’est un rêve. Cela fait des années qu’on y pense», souligne Noah, guide des épopées de 1991 et 1996,...

La France, guidée par Yannick Noah, a l’occasion de soulever enfin une dixième Coupe Davis face à la Belgique de David Goffin, jamais titrée dans la vénérable compétition en déliquescence, à l’heure de la finale qui débute aujourd’hui, à Lille.

«C’est un rêve. Cela fait des années qu’on y pense», souligne Noah, guide des épopées de 1991 et 1996, rappelé à la rescousse il y a deux ans pour remettre les Français sur la voie du succès.

Le dernier remonte à 2001, contre l’Australie de Lleyton Hewitt et Pat Rafter à Melbourne. Depuis, les Français ont échoué trois fois tout près du Saladier d’argent (2002, 2010 et 2014).

Ce n’est ni la Russie de Marat Safin, ni la Serbie de Novak Djokovic, ni la Suisse de Roger Federer et Stan Wawrinka qui se dresse cette fois-ci face à eux. Le voisin belge, en finale pour la deuxième fois en trois ans, n’a pas un palmarès aussi prestigieux. Mais son leader David Goffin (7e mondial) a réalisé la meilleure saison de sa carrière, auréolée d’une finale au Masters.

Pouille-Goffin en ouverture

Le talentueux wallon y a battu en une semaine le No 1 mondial Rafael Nadal et son dauphin Federer. Depuis que son genou gauche va mieux, tout le tennis belge se prend à rêver. «Je vais essayer d’être plus relax que lors du premier match de la finale 2015 (perdue contre la Grande-Bretagne)», a souligné Goffin.

Les Français restent les favoris et ce, malgré la proximité de la frontière franco-belge. Selon la Fédération française, environ 3800 supporters du Plat Pays effectueront le déplacement au stade Pierre-Mauroy (27 500 places), où la France avait chuté contre la Suisse en 2014.

Jo-Wilfried Tsonga et ses camarades, au vu de leur effectif plus dense, ont les moyens de concrétiser le rêve d’une génération sans grand titre.

C’est le plus jeune de la troupe, Lucas Pouille (23 ans, ATP 18), qui s’élancera en premier face à Goffin sur le court en dur aménagé dans le stade de football. Le bilan du local de l’étape face au leader belge, avec trois victoires en autant de matches, fait espérer le camp français.

Tsonga suivra face à Steve Darcis, dont le classement (76e) ne reflète pas son niveau dans la compétition. Son efficacité dans les cinquièmes matches décisifs lui ont d’ailleurs valu le surnom de «Monsieur Coupe Davis» dans son pays.

Pour accompagner son No 1 et son No 2, Noah a surpris en retenant Pierre-Hugues Herbert (81e) et Richard Gasquet (31e) au détriment de Nicolas Mahut et Julien Benneteau. Le premier, spécialiste du double, était pourtant arrivé au stage avec un lumbago contracté au Masters. Le second, malgré des pépins physiques cette saison, est revenu assez en forme pour faire partie de la short list. «Je suis prêt à rentrer ce week-end où que ce soit», a assuré Gasquet, annoncé en double demain aux côtés de Herbert face au tandem Ruben Bemelmans-Joris de Loore. Mais Noah et son homologue belge Johan van Herck ont la possibilité d’effectuer des changements jusqu’à une heure avant la rencontre. Tsonga s’est dit prêt à jouer «le 1er, le 2e et le 3e jour» pour enfin soulever le Saladier.

Forfait il y a trois ans pour le reste de la finale franco-suisse, après sa défaite inaugurale contre Stan Wawrinka, l’ex-membre du top-10 a une revanche à prendre.

C’est le moment où jamais. Car la compétition risque d’évoluer dans les années à venir pour tenter de faire revenir les Stars qui la snobent. L’idée d’un rendez-vous bisannuel est dans les cartons. Un sacrilège pour Noah, pas certain de poursuivre sa mission. ats


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