08.02.2019, 00:01

Après la Coupe Davis, la FedCup aura sa réforme

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Comme la Coupe Davis, la FedCup doit se réformer pour essayer d’attirer les meilleures joueuses.

TENNIS Les dirigeants de la fédération internationale pourraient s’inspirer du nouveau format de la compétition masculine pour donner un nouvel élan à celle des femmes.

La FedCup va également faire sa mue, peut-être dès 2020, dans la foulée de la Coupe Davis. Les dirigeants de l’ITF pourraient s’inspirer de ce qui a été fait chez les hommes, où 18 équipes seront en lice à Madrid du 18 au 24 novembre pour la phase finale.

La société Kosmos du footballeur Gerard Piqué, détentrice des droits de la nouvelle Coupe Davis, a d’ailleurs déjà fait part de sa volonté de prendre également en charge la réforme de la FedCup. Avec pour objectif, à moyen terme, d’organiser les deux finales dans un même lieu.

C’est d’ailleurs un projet similaire qu’avait porté René Stammbach lors de sa candidature malheureuse à la présidence de la Fédération internationale en 2015. Toujours membre du comité directeur de l’ITF, le président de Swiss Tennis souhaitait cependant que les deux épreuves aient lieu tous les deux ans. «Cette solution-là n’est plus envisageable», a-t-il confié.

«L’objectif prioritaire de l’ITF, c’est de réunifier les deux groupes mondiaux pour avoir un groupe de seize équipes, comme dans l’ancienne Coupe Davis. C’est déjà pour cela que nous devons opérer une réforme», a poursuivi l’entrepreneur argovien.

«Retrouver du prestige»

Quelles sont les options concernant le futur format de l’épreuve? «Nous partons sur un modèle à trois semaines de compétition. La première option, c’est d’avoir deux tours (réd: huitièmes et quarts de finale) suivis d’un Final Four. La deuxième, c’est un modèle se rapprochant de la nouvelle Coupe Davis (réd: un tour qualificatif et une phase finale dès 2019). Mais les premières discussions seront menées en mai», a précisé René Stammbach.

«Nous en sommes seulement au stade de l’enquête. Nous analysons la faisabilité financière, les chances de voir les meilleures joueuses disputer cette épreuve», a encore expliqué l’Argovien, pour qui la réforme sera forcément portée par un repreneur financier. «L’un n’ira pas sans l’autre. Et tout est ouvert concernant le repreneur», a-t-il assuré.

Reste aussi à décider si la réforme sera opérée dès 2020, une année au calendrier particulièrement chargé en raison des JO de Tokyo (24 juillet-9 août). «J’espère que nous pourrons prendre une décision dès notre réunion de Paris» pendant Roland-Garros, a conclu René Stammbach.

Cette réforme ne fera évidemment pas que des heureux. «C’est difficile de trouver la formule idéale pour correspondre aux besoins des joueuses, qui diffèrent beaucoup. Elles ont toutes leur propre opinion», a expliqué le capitaine suisse Heinz Günthardt mercredi.

«Le but, c’est de s’assurer que les joueuses participent. Le moteur d’une telle épreuve, ce sont les joueuses, les stars notamment. Le format, ce n’est pas l’essentiel, c’est même un détail», a-t-il encore précisé.

Format «idéal»

Timea Bacsinszky a pour sa part souligné que le format actuel était idéal à ses yeux. «Mais on va sûrement vivre un changement, et l’on n’aura pas le choix. On n’est pas décisionnaires. On a vu que les joueurs n’avaient pas été entendus avant la réforme de la Coupe Davis», a-t-elle rappelé.

La Vaudoise n’est pourtant pas opposée à un changement. «Si la FedCup se déroulait tous les deux, trois ou quatre ans, elle pourrait retrouver du prestige», a-t-elle lâché mercredi.

«Tout le monde aurait plus de plaisir si on adoptait le même cycle que les JO ou la Coupe du monde de football. ça aurait plus de valeur. C’est plus facile de gagner une épreuve qui a lieu chaque année, si j’ose dire. Je sais à quel point c’est un privilège d’être une médaillée olympique», a conclu celle qui s’était parée d’argent en double aux JO de Rio 2016 au côté de Martina Hingis.

ATS

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