27.02.2019, 00:01

Thomas Lüthi: «Nous voulons jouer la gagne dès la première course»

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Affûté comme jamais, Thomas Lüthi est très fier de sa monture.
Par par mario casanova

MOTOCYCLISME Après une saison cauchemardesque en MotoGP, le Bernois Thomas Lüthi revient en Moto2 avec une motivation au top. Lever de rideau, le 10 mars à Doha.

C’est avec le plein de motivation que Thomas Lüthi s’envole aujourd’hui pour Doha, théâtre le 10 mars du premier Grand Prix 2019. «J’éprouve à nouveau du plaisir», lâche le Bernois à l’aube de sa 18e saison en championnat du monde.

Vous êtes de retour en Moto2. Le sujet MotoGP appartient-il au passé?

Pour ce qui est de la saison 2018, c’est certain. Mais la MotoGP reste un thème important, même si je suis à 100% concentré sur la saison à venir en Moto2.

Vous n’avez pas marqué le moindre point en 2018. Que vous a apporté cette saison en MotoGP?

Rien du point de vue du pilotage, en dehors du fait que j’ai accumulé de l’expérience dans l’électronique. Mais, avec du recul, cette expérience fut tout de même constructive car j’ai beaucoup appris en matière d’organisation et de travail d’équipe. Mais au final, c’était une année dure, qui me laisse un goût très amer.

Ce retour en Moto2 constitue-t-il un pas en arrière?

Pas du tout. Au contraire même. Mon équipe de MotoGP s’est quasiment désagrégée en fin de saison dernière. Désormais, je fais partie d’une écurie qui est au top à tous les niveaux. J’ai rarement été autant motivé que je le suis actuellement. Et c’est le cas pour tout le monde dans l’équipe. J’éprouve simplement à nouveau du plaisir.

Avez-vous dû faire des compromis sur le plan financier?

Je n’aime pas parler d’argent. Je dirai juste une chose: mon revenu dépend aussi des primes à la performance. Et je ne pourrai du coup faire les comptes qu’en fin de saison.

Vous semblez plus mûr et plus professionnel que jamais. Manquiez-vous un peu de professionnalisme jusqu’ici?

Non, pas du tout. Mais j’ai intensifié le travail avec mon préparateur physique Roman Blaser, avec mon coach mental Jörg Wetzel ainsi qu’avec mon entraîneur de pilotage Alvaro Molina, qui sera d’ailleurs présent à chaque course durant la saison.

Après votre titre mondial de 2005 en 125cm3, vous êtes monté à deux reprises sur le podium final en Moto2 (2e en 2016 et en 2017). Quelles sont vos ambitions pour la saison 2019?

Elles sont élevées. Nous voulons jouer la gagne dès la première course. Nous nous sommes parfaitement préparés, et sommes sur la bonne voie.

Qui seront vos rivaux dans la lutte pour le titre mondial?

Une douzaine pilotes peuvent espérer remporter un Grand Prix. Les marges sont infimes dans cette catégorie, et la constance constituera un élément décisif au final. Pour moi, les favoris sont Luca Marini, Sam Lowes, Brad Binder, Alex Marquez et Lorenzo Baldassarri.

Vous aurez 33 ans au mois de septembre. Pendant combien de temps souhaitez-vous encore piloter au plus haut niveau?

Je ne songe pas du tout à la retraite. Pour l’heure, je suis tellement motivé que j’imagine piloter en Grand Prix pendant quelques années encore.

ATS

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