18.02.2020, 14:24

La course a pris fin pour le pilote chaux-de-fonnier Jean-Claude Béring

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Une photo tirée des archives de L'Express/L'Impartial.

Nécrologie Jean-Claude Béring est décédé vendredi à 75 ans. Le pilote chaux-de-fonnier a consacré une bonne partie de sa vie à la course automobile. Par passion mais en évitant de se prendre trop au sérieux.

Un simple coup d’œil aux archives des quotidiens neuchâtelois suffit à s’en convaincre: l’appétit pour la course automobile de Jean-Claude Béring, décédé vendredi à l’âge de 75 ans, était costaud. Et il touchait à tout, presque toujours avec succès. Son palmarès compte notamment deux titres de champion d’Europe de la montagne, en 1975 et 1976, et un titre de vice-champion de Suisse des rallyes, en 1983. A une époque marquée par des duels épiques avec un autre Chaux-de-Fonnier, Jean-Pierre Balmer. Sans oublier ce qui constituait son meilleur souvenir, une participation aux 24 heures du Mans, en 1975.

«Tout de suite il allait vite»

«Jean-Claude Béring, c’était le gars qui, à peine il sautait dans une voiture, comprenait instantanément et, tout de suite, allait vite», témoigne Jean-Claude Schertenleib, qui a côtoyé «le long», comme il l’appelait – il mesurait près de 1m90 pour 100 kg! – tant comme journaliste que comme navigateur.

Il se souvient notamment d’une Audi Quattro, un monstre de puissance qu’avait piloté Michèle Mouton, vice-championne du monde des rallyes: dès la deuxième spéciale du Critérium neuchâtelois, il réalise le meilleur temps! D’ailleurs, Jean-Claude Béring est sans doute un des pilotes qui a conduit le plus de voitures différentes, des Mini aux Porsche, en passant par des Renault 5 Turbo ou des Triumph…

Le Collombin de la course auto

Au-delà de son talent pur qui, de l’avis quasi unanime de ceux qui ont suivi son parcours, lui aurait permis de mener une brillante carrière professionnelle, Jean-Claude Schertenleib relève le caractère assez unique du «long». «Il était à mille lieues des pilotes modernes formatés. Il ne s’est jamais pris véritablement au sérieux. Pour lui, c’est le plaisir qui primait. En fait, il emm… les autres par sa décontraction. C’était un peu le Collombin de la course automobile.»

Chauffeur de bus

Garagiste, d’abord avec son frère, puis seul, tenancier d’une station-service à la rue des Tunnels, à La Chaux-de-Fonds, l’ex-champion d’Europe de la montagne a terminé sa vie active derrière un volant, comme chauffeur de bus dans sa ville natale.

Le relais en course avait alors été repris par son fils Michaël, qui a pris part à des épreuves nationales, tandis que son autre fils, Andy, menait une belle carrière de hockeyeur, à La Chaux-de-Fonds d’abord, puis dans plusieurs clubs valaisans.


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