01.12.2017, 00:01

Les projecteurs du Colorado sont rivés sur Beat Feuz

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Pour une fois exempt de blessures durant l’été, Beat Feuz n’a jamais paru aussi fort en début d’hiver.

 01.12.2017, 00:01 Les projecteurs du Colorado sont rivés sur Beat Feuz

Par ats

SKI ALPIN Vainqueur de la première descente à Lake Louise, le Bernois est l’homme à battre.

S’il n’y avait qu’un Suisse à suivre cette fin de semaine à Beaver Creek, ce serait Beat Feuz. Vainqueur de la première descente de la saison, samedi dernier à Lake Louise, le Bernois se profile comme l’un des hommes à battre dans le Colorado.

Le skieur de l’Emmental n’a jamais semblé aussi fort en début d’hiver. C’était envisageable au...

S’il n’y avait qu’un Suisse à suivre cette fin de semaine à Beaver Creek, ce serait Beat Feuz. Vainqueur de la première descente de la saison, samedi dernier à Lake Louise, le Bernois se profile comme l’un des hommes à battre dans le Colorado.

Le skieur de l’Emmental n’a jamais semblé aussi fort en début d’hiver. C’était envisageable au vu de sa préparation estivale et automnale, pour une fois exempte de blessures. Et cela s’est confirmé à Lake Louise sur une piste qui, pourtant, n’est de loin pas sa préférée du calendrier.

Il n’en sera pas de même sur la redoutable «Birds of Prey» (oiseaux de proie) de Beaver Creek. Une piste sur laquelle la science de la courbe de Beat Feuz a souvent fait merveille, en témoignent ses trois podiums en Coupe du monde et sa médaille de bronze aux Mondiaux 2015. Et s’il n’a encore jamais gagné dans le Colorado, cela pourrait bien être pour cette année, davantage demain en descente qu’aujourd’hui en super-G, sachant qu’il doit encore se régler dans cette discipline (il était 12e du super-G de Lake Louise).

«Il est vrai que certains passages de cette piste m’ont réussi par le passé. Mais il n’y a aucune garantie qu’il en soit de même cette année», a toutefois prévenu le Bernois, sans pour autant nier que sa confiance était au beau fixe. «Ma victoire de Lake Louise me prouve que je suis au niveau des meilleurs en ce début de saison. C’est de bon augure pour la suite.»

Au vu de ce qui s’est passé le week-end dernier au Canada, les adversaires de Beat Feuz viendront surtout de Norvège (Kjetil Jansrud, Aksel Lund Svindal, Aleksander Kilde) et d’Autriche (Matthias Mayer, Max Franz, Hannes Reichelt), et sans doute aussi d’Italie (Peter Fill) ou de France (Adrien Théaux).

A un record du maître

De Suisse également? Peut-être, si un Mauro Caviezel confirme sa progression ou si un Patrick Küng se rappelle au bon souvenir de Beaver Creek, où il était devenu champion du monde de descente en 2015.

Après deux jours dévolus à la vitesse, le triptyque du Colorado s’achèvera dimanche par un géant. Et même par le premier géant de l’hiver, celui de Sölden ayant été annulé fin octobre. C’est dire que les ténors de la discipline ont hâte d’en découdre, à l’image de Justin Murisier, le No 1 suisse du géant.

On notera finalement qu’un record pourrait être égalé cette fin de semaine. Avec cinq succès chacun en Coupe du monde à Beaver Creek, Aksel Lund Svindal et Ted Ligety ne sont plus qu’à une victoire du maître des lieux, Hermann Maier. ats

Gino, de retour?

Gino Caviezel (25 ans), victime d’une fracture de la clavicule gauche à l’entraînement il y a deux semaines, espère pouvoir courir le géant de dimanche à Beaver Creek. Le Grison, qui a déjà passé deux jours sur les skis, a effectué le voyage vers le Colorado.

Lindsey Vonn retrouve son jardin préféré

Après trois week-ends en technique, l’heure est à la vitesse en Coupe du monde dames. Les skieuses s’affrontent dès aujourd’hui à Lake Louise pour deux descentes et un super-G.

Qui dit Lake Louise, dit forcément Lindsey Vonn, victorieuse à 18 reprises dans la station canadienne. La superstar du circuit sera à nouveau au centre de l’attention cette fin de semaine. Ne serait-ce que pour la reprise de sa chasse au record d’Ingemar Stenmark (86 succès en Coupe du monde), sur lequel elle pourrait fondre à toute vitesse dans l’Alberta – elle en est actuellement à 77 succès.

Absente sur blessure l’an dernier à Lake Louise, Lindsey Vonn aura à cœur de tout rafler sur sa piste chérie, où elle souhaite d’ailleurs défier les messieurs la saison prochaine. L’Américaine sera d’autant plus redoutable que celle qui aurait pu la contrarier, Ilka Stuhec, n’est pas là. La Slovène, vainqueur des deux descentes canadiennes l’an dernier, soigne une rupture du ligament croisé au genou gauche.

Reste donc à savoir d’où viendra la menace pour Lindsey Vonn. La Liechtensteinoise Tina Weirather, l’Italienne Sofia Goggia et l’Allemande Viktoria Rebensburg pourraient être de sérieuses outsiders. En temps normal, cela aurait aussi été le cas de Lara Gut. Mais une certaine retenue est de mise pour la Tessinoise, qui n’a pas encore retrouvé toutes ses sensations, dix mois après sa blessure au genou (ligament croisé, elle aussi).

La skieuse de Comano devrait toutefois se montrer plus à l’aise en vitesse à Lake Louise que lors de ses deux premières sorties de l’hiver en géant (élimination à Sölden, 23e à Killington). Et surtout sur le super-G dominical, qu’elle a remporté à trois reprises (2013, 2014, 2016).

«Je peux à nouveau faire pas mal de choses avec mon genou. J’ai pu faire des sauts, et même chuter. C’est la preuve que mon genou tient le coup», a-t-elle remarqué. «Je ne me mets toutefois aucune pression pour les courses à venir. Mon seul objectif est d’y aller à fond et d’accumuler les kilomètres», a ajouté celle qui a axé sa saison sur les JO de PyeongChang en février.

Désormais privée de Fabienne Suter, qui a pris sa retraite sportive ce printemps, la Suisse a besoin de sang neuf en vitesse. Pour cela, elle compte notamment sur Corinne Suter (23 ans) et Jasmine Flury (24 ans). La Schwytzoise et la Grisonne ont déjà montré de belles choses en Coupe du monde, sans pour autant s’installer durablement parmi l’élite. Petit bémol toutefois concernant Corinne Suter, dont la préparation a été entravée ces dernières semaines par une blessure au pouce.

Les slalomeuses Michelle Gisin et Denise Feierabend seront aussi alignées à Lake Louise. Histoire d’étendre leur palette de disciplines, mais aussi de se préparer en vue des quelques combinés de l’hiver.


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