22.01.2020, 17:16

Jeux olympiques de la jeunesse: laissons-leur le temps de grandir

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Depuis qu'elle a remporté de l'or aux JOJ, Amélie Klopfenstein a été sollicitée à de nombreuses reprises par les médias. Un exercice nouveau pour elle.

Éclairage Les Jeux olympiques de la jeunesse, qui se terminent ce soir à Lausanne, les ont propulsés sur le devant de la scène. Mais ces jeunes sportifs devront apprendre à repasser de la lumière à l’ombre. Laissons-leur le temps de grandir.


Ils ou elles se nomment Amélie, Robin, Caroline, Thomas ou Siri. A leur âge, entre 16 et 18 ans, ils ne se formaliseront pas qu’on les appelle par leur prénom. Même si, depuis dix jours, ils ont passé du stade de jeunes sportifs prometteurs à celui de champions olympiques. De la jeunesse, certes, mais olympiques quand même.

Or, ce qualificatif est trompeur. Dans l’esprit du plus grand nombre, un champion olympique est un sportif accompli, dont la médaille représente une sorte de consécration, après des années de travail acharné, souvent entrecoupées d’échecs, de déconvenues ou de blessures.

Il a appris à relativiser les premiers et à se relever après les autres. Il a grandi, il a mûri, s’est endurci, s’est même forgé une carapace contre les médias, pas tous et toujours bien intentionnés à son égard.

Tout le contraire de ces jeunes tout juste sortis de l’adolescence, qui se sont parés d’or et d’un peu de gloire ces dix derniers jours sur la neige vaudoise des JOJ de Lausanne. Prenez la Neuvevilloise Amélie Klopfenstein. Encore inconnue il y a trois semaines, sinon de ses proches et des suiveurs régionaux, elle est devenue, deux courses victorieuses et trois médailles plus tard, la «coqueluche» des médias et du public; reçue samedi par les autorités de sa ville, elle expose désormais son sourire et ses récompenses en Une d’un hebdomadaire illustré…

Sera-t-elle un jour l’égal d’une «grande»? Peut-être. Rien n’est acquis à ce stade de sa carrière. Dès maintenant, elle et ses camarades olympiques repartent faire leurs gammes, dans des épreuves de deuxième ou troisième catégorie. Avec, comme rêve ultime, grimper dans la hiérarchie, accéder aux «grandes» courses internationales. La Coupe du monde, les Jeux olympiques. Ceux des adultes.

Avec un risque majeur: vouloir aller vite, trop vite. En demander trop, tout de suite, à son corps et à son esprit. Bien sûr, la passion du sport leur servira de moteur, la formidable expérience des JOJ sera pour eux une source vivifiante de motivation, surtout dans les moments – car il y en aura – où ils auront l’impression de stagner, voire de reculer.

Surtout, faisons confiance à leur entourage, à leurs éducateurs, aux responsables des fédérations pour les guider intelligemment sur cette voie étroite et parfois périlleuse qui mène au succès. Ou qui, en tous les cas, forgera leur caractère pour la vie.


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