13.01.2018, 00:01

Genève Servette mis en demeure par la Ville

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 13.01.2018, 00:01 Genève Servette mis en demeure par la Ville

Par ats

HOCKEY SUR GLACE Le club des Vernets n’a pas payé la location de sa patinoire. Silence inquiétant de Hugh Quennec.

Locataire de la patinoire des Vernets, Genève Servette n’a pas payé le loyer qu’il doit à la Ville de Genève depuis le début de la saison. Les pouvoirs publics vont envoyer une mise en demeure au club, a expliqué le conseiller administratif Sami Kanaan. Les responsables de Genève Servette sont demeurés injoignables.

Le GSHC doit s’acquitter d’un loyer de...

Locataire de la patinoire des Vernets, Genève Servette n’a pas payé le loyer qu’il doit à la Ville de Genève depuis le début de la saison. Les pouvoirs publics vont envoyer une mise en demeure au club, a expliqué le conseiller administratif Sami Kanaan. Les responsables de Genève Servette sont demeurés injoignables.

Le GSHC doit s’acquitter d’un loyer de 240 000 francs pour la période allant d’août à avril. Un montant à régler en trois tranches de valeurs inégales, en août, en décembre et au terme de la saison. Or le club, en proie à de graves difficultés financières, n’a toujours pas versé la première tranche, malgré trois rappels.

Sami Kanaan, conseiller administratif en charge des sports, se dit «très inquiet», notamment en raison de l’absence totale de retour de la part de Genève Servette et de son président et unique actionnaire, Hugh Quennec. Un scénario qui rappelle forcément celui qui avait failli provoquer la faillite pour le Servette FC quand, il y a trois ans, il était dirigé par Hugh Quennec. Le club avait été sauvé, mais il n’avait pas pu éviter une relégation sportive.

Aux abois financièrement, on peut craindre pour la survie même du GSHC. La presse articule une dette qui pourrait atteindre huit millions de francs au terme de la saison. Faute de liquidités, le versement des salaires de janvier serait tout sauf assuré.

Une source proche du club parle d’une explosion des dépenses depuis que Hugh Quennec a fait entrer au club ses compatriotes Mike Gillis, Peter Gall et Lorne Herning. Du temps où Chris McSorley était le personnage central, le budget se situait entre 10 et 11 millions de francs et il était couvert. Aujourd’hui, les frais ont pris l’ascenseur pour porter le budget à près de 16 millions de francs, sauf que les recettes ne suivent pas, dévoile cette même source. Elle confirme ainsi les propos tenus par Sami Kanaan: «En réalité, ces dirigeants n’ont pas amené de l’argent à Genève-Servette, ils en ont coûté. Et le club est pris en otage.»

En otage car le cœur du dossier reste la construction d’une nouvelle patinoire que des investisseurs privés se disent prêts à financer entièrement. Des investisseurs représentés par Mike Gillis, présenté au printemps dernier comme le nouvel homme fort du club. Toutefois, Hugh Quennec reste l’unique actionnaire, même si plusieurs personnes sont à pied d’œuvre pour apporter une solution et, peut-être, écarter l’actuel président.

«C’est un secret de polichinelle, il y a actuellement des négociations pour racheter à M. Quennec ses actions», confirme Sami Kanaan. «Mais les nuages s’accumulent depuis mi-décembre.» Le ciel de Genève Servette s’est tellement obscurci que les plus grandes craintes sont de mise. ats


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