03.08.2015, 09:20

Le monde à l'envers à Old Trafford

chargement
Par manchester, christian moser

Christian Gimenez, Julio Hernan Rossi et les frères Yakin ne sont plus seuls sur la feuille de route. Comme ceux de 2003, les Bâlois de 2011 sont allés piquer un point à Old Trafford. Un exploit d'une toute autre portée. Il y a huit ans, le match n'avait plus d'importance mathématique. Manchester United avait déjà son ticket pour les 8es de finale.

Dans les entrailles du «théâtre des rêves», mardi soir, les joueurs britanniques sortaient par la toute petite porte. Le grand défenseur Rio Ferdinand comme les autres, que les tabloïds anglais n'ont pas ménagé, qu'ils invitent à rejoindre le musée du club dans les plus brefs délais... «C'est la plus piteuse performance d'une défense de Manchester qu'on ait jamais vue et qu'on ne verra jamais!» écrit Sam Davis sur le site du Manchester Evening News. Il faudra oublier la bronca du public, il faudra expliquer «le gros trou de concentration qu'il y a actuellement dans mon équipe», dixit Sir Alex Ferguson, le déséquilibre patent aussi, et il faudra... faire des points pour se qualifier pour le printemps!

Et pendant ce temps-là, Bâle jubile. «Il faut reconnaître que les Suisses ont été excellents pour trouver leurs attaquants» reconnaissait Sir Alex. «Bâle aurait déjà pu marquer trois buts en 1re mi-temps. J'avais averti mes joueurs.» Ils n'ont pas écouté le patron et les Bâlois se sont rués vers une grande performance. «Oui, d'abord, pendant une seconde, j'ai été déçu par ce 3-3 de dernière minute, mais franchement, je suis fier de ce qu'on a fait ici ce soir, je suis très fier de l'équipe», jubilait Marco Streller, des étoiles dans les yeux. «On a montré ce qui peut se faire de mieux, je crois, pour un club helvétique. Les résultats de l'équipe nationale ces dernières années sont un bon aiguillon.»

Pour le capitaine rayonnant, dont les courses et les appels de balle intelligents ont très souvent perturbé la charnière centrale, Bâle n'avait pas d'autre choix que de réussir un grand match. «Quand tu as l'honneur d'évoluer à Old Trafford, tu dois participer à la fête. Et on l'a fait. Il y avait pourtant de quoi tergiverser après la première période, mais nous n'avons pas perdu la tête, nous avons gardé les pieds sur les gaz et toujours joué juste. Thorsten Fink nous l'a glissé à la pause: si nous marquions un but, il pouvait se passer pas mal de choses dans ce match.» Oui, c'était un match qui sentait bon l'été, la récré. Manchester régalait offensivement mais il laissait une place assez royale...

Cabral: «C'est simple...»

Mais Thorsten Fink, qui sait ce que signifie un remue-ménage face à United pour l'avoir connu avec le Bayern, n'a pas dit que ça. «Il nous a sérieusement remonté les bretelles», s'exclame Cabral, qui a tout donné pour limiter l'impact de Carrick et Anderson, les déménageurs de la maison rouge. Un travail de titan, mais peu de duels perdus. «Notre entraîneur a même eu des mots assez durs, il était fâché après notre 1re mi-temps, on avait trop regardé. Mais il nous a fait du bien, il nous a redonné du courage. Il fallait jouer, encore jouer, prendre les intervalles.» Comme le FC Bâle sur le terrain, Cabral s'est emballé à l'interview: «Je dis qu'on a été meilleur qu'eux sur l'ensemble, c'est simple, et je suis déçu de ne pas avoir gagné!» Déçu, heureux, il était tout à la fois. «Je n'en connais pas beaucoup qui ont inscrit trois buts dans ce stade. C'est extraordinaire! On pose notre jeu, on était dans le rythme, et on a dégagé une énergie magnifique. J'ai fini crampé, c'est la première fois que ça m'arrive.» C'est tout? Non. «Les Anglais nous ont peut-être un peu négligés. Bien fait pour eux!»

Manchester United est passé par un champ de mines

Tous les tabloïds britanniques insistaient hier sur le caractère miraculeux du match nul arraché par Manchester United. «Young sauve Fergie» titrait le «Daily Mail». «Le show final de Young épargne la honte à Manchester» «The Telegraph». «Young gun!» (jeune fusil) s'affolait le Manchester Evening News, plus mordant en page intérieure, où les Red Devils étaient devenus les «Red Faced!» (les grimaces rouges). «Les deux Frei secouent United avant que Young sauve la mise» «The Guardian».

Dans le «Times», l'ancien attaquant irlandais et marseillais Tony Cascarino soulignait «l'attitude extrêmement aventureuse et très surprenante du FC Bâle, qui a eu le mérite de démasquer Manchester United». En règle générale, les choix offensifs d'Alex Ferguson n'étaient pas contestés. Berbatov et Owen semblent avoir fait leur temps. Danny Welbeck représente l'avenir. «C'est la vision du futur de Ferguson. Welbeck est un joueur moderne, il n'est pas une station isolée», écrit le «Telegraph». Si le journal souligne la fluidité du jeu d'attaque de Manchester, il insiste aussi sur «les carences d'une défense plus qu'approximative. En fait, United a tremblé sur ses bases.» Le mot cauchemar revient à plusieurs reprises pour qualifier ce que les «braves Rhénans» ont fait endurer mardi au champion d'Angleterre. «Là où l'on attendait un match tranquille, les Reds ont dû passer par un champ de mines» image le «Manchester Evening News», alors que le «Daily Star» estime «qu'on a bel et bien frôlé le clash européen de la saison». / COM

Ligue des champions

Groupe E
Bayer Leverkusen - Genk 2-0
Valence - Chelsea 1-1

 1. Chelsea 2 1 1 0 3-1 4
 2. B. Leverkusen 2 1 0 1 2-2 3
 3. Valence 2 0 2 0 1-1 2
 4. Genk 2 0 1 1 0-2 1

Mercredi 19 octobre, 20h45:
Bayer Leverkusen - Valence
Chelsea - Genk


Groupe F
Arsenal - Olympiakos 2-1
Marseille - Borussia Dortmund 3-0

 1. Marseille 2 2 0 0 4-0 6
 2. Arsenal 2 1 1 0 3-2 4
 3. B. Dortmund 2 0 1 1 1-4 1
 4. Olympiakos 2 0 0 2 1-3 0

Mercredi 19 octobre, 20h45:
Marseille - Arsenal
Olympiakos - Borussia Dortmund


Groupe G
Zenit St-Pétersbourg - Porto 3-1
Shakhtar Donetsk - Apoel Nicosie 1-1

 1. Apoel Nicosie 2 1 1 0 3-2 4
 2. Zenit St-Péter. 2 1 0 1 4-3 3
 3. Porto 2 1 0 1 3-4 3
 4. Shak. Donetsk 2 0 1 1 2-3 1

Mercredi 19 octobre, 20h45:
Shakhtar Donetsk - Zenit St-Pétersbourg
Porto - Apoel Nicosie


Groupe H
AC Milan - Viktoria Pilsen 2-0
Bate Borisov - Barcelone 0-5

 1. Barcelone 2 1 1 0 7-2 4
 2. AC Milan 2 1 1 0 4-2 4
 3. Viktoria Pilsen 2 0 1 1 1-3 1
 4. BATE Borisov 2 0 1 1 1-6 1

Mercredi 19 octobre, 20h45:
AC Milan - BATE Borisov
Barcelone - Viktoria Pilsen


Résumé du jour

Ne ratez plus rien de l'actualité locale !

Abonnez-vous à notre newsletter et recevez chaque soir toutes les infos essentielles de la journée!

Recevez chaque soir les infos essentielles de la journée !

À lire aussi...

InsoliteTennis: Federer, Nadal et Djokovic ont un groupe WhatsApp en communTennis: Federer, Nadal et Djokovic ont un groupe WhatsApp en commun

CompétFootball – Ligue des champions: Naples résiste au Barça, le Bayern en forceFootball – Ligue des champions: Naples résiste au Barça, le Bayern en force

ContinuitéFootball: Petkovic prolongé à la tête de l’équipe de Suisse jusqu’en 2022Football: Petkovic prolongé à la tête de l’équipe de Suisse jusqu’en 2022

FOOTBALLLes petits Anglais interdits de têtesLes petits Anglais interdits de têtes

FootballFootball: vers une prolongation du contrat de Vladimir Petkovic avec l'équipe de SuisseFootball: vers une prolongation du contrat de Vladimir Petkovic avec l'équipe de Suisse

Top