22.11.2017, 00:01

Une affaire de dopage secoue le cyclisme colombien

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 22.11.2017, 00:01 Une affaire de dopage secoue le cyclisme colombien

Par julián Cerviño

CYCLISME Robinson Lopez, meilleur jeune du dernier Tour de Colombie, contrôlé positif à l’EPO-Cera.

Meilleur jeune du dernier et quatorzième du Tour de Colombie, le jeune Robinson Lopez (21 ans) a été contrôlé positif à l’EPO-Cera, selon des médias colombiens. Cette affaire semble confirmer le contexte nébuleux dans lequel évolue le cyclisme dans ce pays.

Nous nous étions fait l’écho de certains soupçons sur les pratiques dopantes sévissant dans cette région d’Amérique du Sud...

Meilleur jeune du dernier et quatorzième du Tour de Colombie, le jeune Robinson Lopez (21 ans) a été contrôlé positif à l’EPO-Cera, selon des médias colombiens. Cette affaire semble confirmer le contexte nébuleux dans lequel évolue le cyclisme dans ce pays.

Nous nous étions fait l’écho de certains soupçons sur les pratiques dopantes sévissant dans cette région d’Amérique du Sud via les révélations d’un cycliste régional qui avait participé au dernier Tour de Colombie. Ce sportif ne tient plus à se prononcer sur ce sujet et nous respectons sa position, mais cette affaire de dopage semble corroborer ses dires et secoue le cyclisme colombien.

Alors oui, si Robinson Lopez a été contrôlé positif, c’est bien parce que des contrôles antidopage ont été diligentés lors de cette épreuve par étapes. Le prélèvement sanguin en question a certainement été réalisé lors du premier jour de cette course. Mais la nature du produit détecté laisse perplexe.

Méthodes révolues

L’EPO-Cera est une substance dérivée de l’EPO traditionnelle et elle est détectable depuis 2008, au moins. De nombreux anciens cyclistes ont été contrôlés positifs à ce produit. Parmi les plus connus, on trouve: Riccardo Ricco, Emanuele Sella, Davide Rebellin, Leonardo Piepoli et Danilo Di Luca.

Que Robinson Lopez ait consommé une telle substance en 2017 en espérant passer entre les gouttes confirme que certains acteurs du cyclisme colombien fonctionnent selon des méthodes révolues depuis une bonne décennie en Europe. Et que cela concerne l’équipe issue de la région de Boyaca, d’où provient Nairo Quintana et au sein de laquelle il avait milité à ses débuts, est pour le moins troublant.

Coéquipier du «pharmacien»?

Le contrôle positif de Robinson Lopez est le quatrième cas de dopage survenu dans cette formation en onze saisons. Cela peu paraître peu, surtout lorsqu’on sait qu’un de ses anciens directeurs sportifs n’est autre que Vicente Belda. Cet Espagnol, ancien manager de Kelme, avait été fortement compromis dans l’opération Puerto ayant secoué le cyclisme mondial en 2006.

D’ailleurs, selon plusieurs témoignages, le fameux «pharmacien» évoqué dans nos colonnes, qui distribuait des pastilles au contenu douteux lors du dernier Tour de Colombie, évoluerait dans ce team inscrit en catégorie Continental. Il s’agirait d’un coéquipier de Robinson Lopez, pas de ce jeune coureur.

Carrière compromise

La prometteuse carrière du champion colombien espoirs en titre semble tout de même compromise. Ce fils d’agriculteur – qui roulait sur les traces de Nairo Quintana selon des spécialistes de son pays – encourt une suspension de quatre ans. Le contrat qu’il avait signé pour 2018 avec une formation italienne est évidemment caduc.

Une nouvelle fois, plusieurs voix en Colombie ont dénoncé les pratiques troubles «polluant» le cyclisme colombien et le «sacrifice» de ce jeune espoir.

Comme quoi, les faits dénoncés dans nos colonnes ne seraient pas sans fondement, comme certaines personnes l’ont prétendu lorsque nous avons fait état de soupçons sur le déroulement du dernier Tour de Colombie. julián Cerviño


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