05.12.2017, 00:01

Le sort de la Russie dans les mains du CIO

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La Russie de Vladimir Poutine accueillera le Mondial de foot en juin. Mais les Russes risquent d’être privés de JO en février.

 05.12.2017, 00:01 Le sort de la Russie dans les mains du CIO

Par ats

La Russie, accusée de dopage institutionnalisé lors des JO de Sotchi en 2014, va-t-elle être exclue des prochains Jeux d’hiver à Pyeongchang? La décision, lourde de conséquences, sera prise aujourd’hui par le CIO réuni à Lausanne.

Le président russe Vladimir Poutine a prévenu: «Il y a deux options: forcer la Russie à participer sous drapeau neutre ou ne pas...

La Russie, accusée de dopage institutionnalisé lors des JO de Sotchi en 2014, va-t-elle être exclue des prochains Jeux d’hiver à Pyeongchang? La décision, lourde de conséquences, sera prise aujourd’hui par le CIO réuni à Lausanne.

Le président russe Vladimir Poutine a prévenu: «Il y a deux options: forcer la Russie à participer sous drapeau neutre ou ne pas l’autoriser du tout aux Jeux olympiques». «Les deux constituent une humiliation pour le pays», estime le président pour qui l’absence de la Russie «ferait du mal au mouvement olympique».

Au sein d’un mouvement olympique où historiquement le poids de la Russie a toujours été conséquent, Thomas Bach, patron du CIO, peut-il être sensible à de tels avertissements?

Les 14 membres de la Commission exécutive, le gouvernement du CIO, prendront leur décision cet après-midi. Thomas Bach l’annoncera lors d’une conférence de presse prévue à 19h30.

Deux options

Une délégation du Comité olympique russe, conduite par son président Alexander Zhukov, membre du CIO, et composée de Vitaly Smirnov, patron de la commission antidopage, et de la double championne du monde de patinage artistique Evgenia Medvedeva, prendra la parole au début de la réunion «et aura ainsi l’opportunité de faire entendre ses arguments», a indiqué un porte-parole du CIO.

A la vue des conclusions accablantes du rapport McLaren –commandé par l’Agence mondiale antidopage (AMA) et qui a mis en lumière en juillet 2016 un dopage d’Etat en Russie – deux options s’offrent de fait au CIO.

La première: une interdiction totale de participation aux JO, comme l’avait décidé le Comité international paralympique avant les JO de Rio... contrairement au CIO. La deuxième: autoriser les sportifs russes dits «propres» à participer sous drapeau neutre, ce que Moscou ne souhaite pas. C’est ce qu’avait acté le CIO pour les épreuves d’athlétisme de Rio. Le CIO pourrait alors laisser à chacune des sept fédérations de sports d’hiver le soin d’autoriser certains sportifs jugés «propres» à participer.

Depuis quelques semaines, de nombreux cartons jaunes ont été brandis contre la Russie, qui augurent peut-être d’un carton rouge. Le 16 novembre, l’AMA a maintenu la suspension de l’agence russe antidopage (Rusada) prononcée en novembre 2015.

Onze médailles perdues

A cela s’ajoutent les nombreuses disqualifications prononcées par la Commission présidée par le Neuchâtelois Denis Oswald, membre de la Commission exécutive du CIO, et qui a entendu les sportifs impliqués dans le dopage organisé en vigueur à Sotchi 2014.

A ce jour, 25 sportifs russes ont été disqualifiés de ces JO de Sotchi, parmi lesquels le double médaillé d’or en bobsleigh (à 2 et à 4) Aleksandr Zubkov ou le fondeur Alexander Legkov, champion olympique du 50 km, l’épreuve reine du ski de fond. Résultat, la Russie a perdu au total un tiers de ses médailles, soit 11 sur 33, dont quatre titres. ats


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