07.12.2017, 00:01

Jürg Stahl est le nouvel ambassadeur de Sion 2026

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La passation de pouvoir entre Jean-Philippe Rochat et Jürg Stahl semble presque «naturelle».

 07.12.2017, 00:01 Jürg Stahl est le nouvel ambassadeur de Sion 2026

Par ats

OLYMPISME Le Zurichois succède à la présidence au Vaudois Jean-Philippe Rochat.

Jean-Philippe Rochat quitte la présidence du comité de candidature aux Jeux olympiques d’hiver Sion 2026. Son successeur est le président de Swiss Olympic, le conseiller national zurichois Jürg Stahl.

«Je m’étais fixé comme objectif prioritaire de contribuer à convaincre le Conseil fédéral de soutenir la candidature», explique Jean-Philippe Rochat, cité dans un communiqué commun de Sion 2026 et de Swiss...

Jean-Philippe Rochat quitte la présidence du comité de candidature aux Jeux olympiques d’hiver Sion 2026. Son successeur est le président de Swiss Olympic, le conseiller national zurichois Jürg Stahl.

«Je m’étais fixé comme objectif prioritaire de contribuer à convaincre le Conseil fédéral de soutenir la candidature», explique Jean-Philippe Rochat, cité dans un communiqué commun de Sion 2026 et de Swiss Olympic. Et le Vaudois éclaboussé par le scandale des Panama Papers d’ajouter que les discussions autour de sa personne risquaient d’affaiblir un projet dont il souhaite le succès.

«Devoir accompli»

Jean-Philippe Rochat est membre de la direction d’un cabinet d’avocats. L’étude a été mentionnée dans une liste des Panama Papers mise en ligne en mai 2016.

Sous sa présidence, le travail initial de préparation, d’études technique, budgétaire et de faisabilité a permis de placer la candidature sur les rails du succès, écrivent le comité de candidature de Sion 2026 et Swiss Olympic. «Avec la transmission du dossier à Jürg Stahl, la première phase est à terme», note le Vaudois disant avoir «le sentiment du devoir accompli».

Fini, le Groupe Mutuel

Son successeur Jürg Stahl, qui était déjà vice-président de Sion 2026, se prépare désormais au travail de conviction, qui doit se développer aux niveaux national, cantonal et communal. «Les leçons des autres candidatures ont été tirées», avance le Zurichois, remerciant son prédécesseur pour ses efforts.

Des échanges étroits ont aussi lieu depuis des mois avec le Comité international olympique (CIO) et les sites prévus pour les épreuves. Il faut démontrer que ces Jeux créeront de la valeur.

En dehors de son mandat d’élu UDC au Conseil national, Jürg Stahl se consacrera entièrement à Swiss Olympic et à la candidature. Membre de la direction générale du Groupe Mutuel, le Zurichois a mis un terme immédiat, d’un commun accord avec son employeur, à cet engagement.

Candidature suisse

Le fait que la présidence de Sion 2026 s’éloigne du Valais et même de Suisse romande n’est pas un problème pour les autorités valaisannes et vaudoises. Au contraire, le profil de Jürg Stahl est plutôt favorable, avec son rayonnement national et des relais politiques en tant que conseiller national, selon Frédéric Favre, conseiller d’Etat valaisan.

Il sera un «excellent ambassadeur» pour défendre Sion 2026 en Suisse alémanique, renchérit son homologue vaudois en charge du dossier, Philippe Leuba. Car il s’agit d’une candidature suisse, et non pas romande.

«Jürg Stahl a des qualités de diplomate, il l’a prouvé lors de son année de présidence au Conseil national. Il est en plus un sportif, point très important qui nous permettra de parler enfin de sport, quelque chose dont on n’a pas du tout parlé jusqu’à présent», selon Philippe Leuba. Des connaissances sportives que Frédéric Favre met aussi en avant.

Valaisans au front

«Nous avons d’ailleurs apporté notre soutien au Zurichois pour qu’il prenne cette présidence», ajoute le représentant du gouvernement valaisan au comité de candidature. Ce dernier ne s’inquiète pas des réactions de ceux, en Valais, qui n’acceptaient déjà pas que le président sortant soit vaudois et pas valaisan.

Dans l’optique de la votation populaire cantonale, la campagne sera menée avec des personnalités valaisannes, notamment du sport, du tourisme, de l’économie ou de la politique. Peu importe le nom du président du comité de candidature, estime Frédéric Favre. ats

La Russie ne boycottera pas les JO 2018

Vladimir Poutine a dénoncé une suspension «politiquement motivée» de la Russie, décidée mardi par le Comité international olympique (CIO). Mais le président russe a souligné que le pays ne boycotterait pas les Jeux olympiques d’hiver 2018 à PyeongChang.

«Tout cela a l’air d’une décision fabriquée. Nous le voyons, et moi, je n’ai aucun doute là-dessus», a déclaré Vladimir Poutine, cité par l’agence publique RIA Novosti. Début novembre, le président Poutine avait ciblé directement les Etats-Unis, les accusant d’avoir orchestré les accusations de dopage pour nuire au déroulement de la présidentielle de mars 2018 en Russie.

Mardi soir, le CIO a suspendu la Russie des JO d’hiver 2018 à PyeongChang pour dopage institutionnalisé. L’instance avait toutefois ouvert la porte aux sportifs «propres» qui seront autorisés à concourir sous drapeau neutre après s’être soumis à des conditions strictes de participation.

«Sans le moindre doute, nous n’allons opposer aucun blocage, nous n’empêcherons pas nos sportifs de prendre part» aux Jeux olympiques de PyeongChang, du 9 au 25 février prochain, a toutefois assuré Vladimir Poutine en marge d’une rencontre avec les ouvriers d’une usine à Nijni-Novgorod (Volga). «L’important, c’est que dans les conclusions de la commission exécutive du CIO, il est écrit qu’il n’y a eu aucun système gouvernemental de soutien au dopage. C’est une conclusion importante», a poursuivi le président russe. Il s’est ensuite demandé pourquoi, dans ces conditions, «les sportifs russes ont été interdits de concourir sous drapeau russe». «Ne condamnez que ceux qui sont coupables. Et s’il n’y a pas eu de soutien gouvernemental, pourquoi interdire de participer sous nos symboles nationaux. C’est une grande question», a-t-il ajouté.

Dans ses conclusions, le CIO a notamment décidé du bannissement à vie du vice-premier ministre russe chargé des Sports Vitali Moutko, l’homme fort du sport russe depuis près d’une décennie, accusé d’être l’un des pivots du système de dopage. Ce dirigeant préside du comité d’organisation de la Coupe du monde 2018 en Russie.

«Je n’ai jamais donné l’ordre, par exemple au ministère des Sports ou à d’autres organisations, de gagner les Jeux. Il n’y a jamais eu une telle mission», a affirmé Vladimir Poutine.

La majorité des sportifs russes, tout en regrettant la décision du CIO, exprimait la volonté que ceux qui le veulent puissent participer aux Jeux de PyeongChang. «Il faut aller aux Jeux olympiques. Refuser, c’est se rendre», a déclaré le médaillé olympique de hockey sur glace Ilya Kovalchuk.

«M’adressant aux athlètes, je veux dire qu’ils ne doivent absolument pas désespérer et continuer à s’entraîner pour les Jeux», a de son côté déclaré la star du saut à la perche, Yelena Isinbayeva, reconvertie dans la politique.

En marge de cette suspension, on apprend que 22 sportifs russes médaillés aux JO 2014 de Sotchi puis disqualifiés pour dopage par le CIO ont fait appel de leur sanction devant le Tribunal arbitral du sport (TAS). Parmi ces sportifs figurent notamment le fondeur Alexander Legkov (champion olympique du 50 km) et Alexander Zubkov, véritable héros en Russie après son doublé en or (bob à 2 et bob à 4). Jusqu’à présent, le CIO a disqualifié 25 sportifs russes des JO 2014.

La Russie est de loin la nation majeure du dopage aux Jeux olympiques selon des chiffres éloquents. Depuis la dislocation de l’URSS en 1991, 330 cas de dopage ont touché les différents Jeux d’été et d’hiver, dont 96 concernent des athlètes russes (29% du total). La Russie se place loin devant les autres pays les plus touchés, la Biélorussie (27 cas), l’Ukraine (23), la Turquie (16), les Etats-Unis (15) et le Kazakhstan (13).

Conséquence de ces cas de dopage, les Russes se sont vu retirer 47 médailles olympiques, dont 12 en or, soit plus d’un tiers du total (129) des médailles perdues sur la période. réd - ats


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