06.12.2017, 16:24

Le Neuchâtelois Bryan Balsiger réalise le grand saut dans l'élite mondiale

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Hippisme Bryan Balsiger  Saint-Blaise, 27 11 2017  Photo © David Marchon

 06.12.2017, 16:24 Le Neuchâtelois Bryan Balsiger réalise le grand saut dans l'élite mondiale

Hippisme Le jeune cavalier neuchâtelois Bryan Balsiger va participer au CHI de Genève ces prochains jours avec les meilleurs mondiaux. Et ce n'est qu'un début pour le champion d'Europe des jeunes cavaliers.

Il n’a que 20 ans, mais il effectue déjà son entrée dans l’élite mondiale. Bryan Balsiger participera pour la troisième année de suite au CHI de Genève. Cette fois, à Palexpo, le cavalier neuchâtelois disputera les épreuves réservées aux meilleurs mondiaux. Une première pour le talentueux citoyen de Corcelles.

«Il s’agit d’un premier aboutissement avant d’aller plus loin», déclare Bryan Balsiger avec une certaine assurance. S’il est jeune, le cavalier neuchâtelois sait ce qu’il veut et il semble prêt pour ce...

Il n’a que 20 ans, mais il effectue déjà son entrée dans l’élite mondiale. Bryan Balsiger participera pour la troisième année de suite au CHI de Genève. Cette fois, à Palexpo, le cavalier neuchâtelois disputera les épreuves réservées aux meilleurs mondiaux. Une première pour le talentueux citoyen de Corcelles.

«Il s’agit d’un premier aboutissement avant d’aller plus loin», déclare Bryan Balsiger avec une certaine assurance. S’il est jeune, le cavalier neuchâtelois sait ce qu’il veut et il semble prêt pour ce grand saut. «C’est un superrésultat d’en être arrivé là cette saison et cela ouvre des portes pour la suite», poursuit le champion d’Europe des jeunes cavaliers. «Pouvoir se confronter aux meilleurs va me permettre de progresser. Lorsque je participe à un concours de cette envergure, j’observe les grands cavaliers et j’apprends beaucoup.»

S’il aura ses yeux grands ouverts ces prochains jours à Palexpo, Bryan Balsiger va surtout tenter de démontrer qu’il n’est pas à ce niveau par hasard. Avec ses chevaux (Clouzot de Lassus, Ak’s Courage et Poppee de Damvil), il espère signer quelques bons classements. Une qualification pour le Grand Prix paraît difficile à atteindre, mais on ne sait jamais.

Des compétiteurs de père en fils

En tous les cas, Bryan Balsiger n’hésite pas à brûler les étapes au galop. Cet ancien talentueux athlète (3 médailles neuchâteloises en Kids Cup) a prouvé récemment à Rouen (CSI 4*) qu’il est capable de se distinguer à haut niveau avec les adultes. Avec six classements (deux fois neuvième) sur neuf épreuves disputées en Normandie, il a réussi sa préparation pour le CHI de Genève. Il n’en restera pas là, puisqu’il enchaînera avec les CSI de Bâle et Zurich en janvier, avant une saison 2018 de haut vol.

Ces échéances, ce cavalier les affronte avec détermination et ambition. «J’ai toujours été un compétiteur, même quand je pratiquais l’athlétisme», rappelle-t-il. «J’essaie de me dépasser à chaque fois.» L’exemple de son père, Thomas, compétiteur dans l’âme, a été bien suivi au Cudret.

Devenu l’entraîneur de Bryan, le patriarche le soutient et le corrige. «Il voit ce que je ne vois pas sur mon cheval», glisse le fiston. «Il se montre exigeant et m’encourage beaucoup. J’ai aussi été inspiré par mon frère aîné Ken que j’ai suivi dès que j’étais petit. Mes six mois passés dans les écuries de Thomas Fuchs m’ont aussi beaucoup apporté.»

Photo: David Marchon

Une «bonne entente» avec Clouzot

Tout cela et beaucoup d’heures d’investissement ont permis aux jeunes Neuchâtelois de percer chez les jeunes et d’entrer déjà dans l’élite. S’il s’agit d’un premier aboutissement, Bryan Balsiger vise d’autres titres. «Il faut toujours rêver un peu», glisse-t-il. «Comme tout sportif, je pense aux Jeux olympiques. C’est encore loin, mais en entrant dans le cadre élites je peux déjà participer aux plus beaux concours internationaux.»

Pour y parvenir, Bryan Balsiger compte – et devrait pouvoir compter – sur des montures de pointe capables de le propulser vers les sommets. Comme souvent, l’une d’entre elles a sa préférence. Il entretient une relation particulière avec Clouzot, un hongre avec qui il a remporté son titre européen. «Il possède beaucoup de qualités sur l’obstacle et notre entente est très bonne. Je sais qu’il va se donner à 200% pour moi. Il rattrape mes fautes et moi les siennes. On se complète à merveille. Nous devons encore progresser sur certains aspects techniques, comme les changements de pied, et sur l’approche de certaines lignes d’obstacles. Je dois aussi être plus sûr de moi lors des barrages importants. J’espère que nous atteindrons bientôt un niveau optimal.»

Le temps parle en faveur de cette paire. Dans l’immédiat, elle pourra encore démontrer ses qualités entre ce jeudi et dimanche à Palexpo.

"Toute une équipe autour de moi"

Chez les Balsiger tout, ou presque tourne autour du cheval. Et le cadet Bryan s’investit aussi dans le manège familial et il sait se montrer reconnaissant. S’il est seul face aux obstacles sur ses chevaux, il peut compter sur toute une équipe pour lui permettre d’évoluer à ce niveau. Il y a d’abord Olivier de Coulon, patron des écuries du Verdet au Maley sur Saint-Blaise, qui lui met à disposition ses meilleurs chevaux

 «C’est une grande chance pour moi de pouvoir bénéficier de ce soutien depuis une année et demie», souligne-t-il. «Cela m’offre la possibilité de sauter à très haut niveau. Mon père Thomas et ma famille m’apportent aussi beaucoup. L’aide de ma groome Mélusine est aussi précieuse. Elle prépare et soigne mes chevaux et c’est très important pour un cavalier.»

Tout cela nécessite des moyens financiers. «Il faut compter environ 30'000 francs de frais par saison pour cheval. Les primes de concours ne financent de loin pas ces coûts. Par exemple, lorsque nous sommes convoqués pour un concours international par la fédération, les frais de déplacement et d’hébergement ne sont pas toujours financés par cette structure. C’est seulement le cas lorsque nous participons à une compétition comprenant un prix des nations. Heureusement, j’ai la chance d’avoir des bons sponsors et Olivier de Coulon pour me soutenir.»

Photo: David Marchon

 

Côté personnel

Date de naissance

2 juillet 1997.

Ses chevaux

Il en monte une bonne dizaine. A Genève, il montera: Clouzot de Lassus (hongre belge de 9 ans), Poppee de Damvil (jument française de 14 ans) et Ak’S Courage (jument allemande de 8 ans). Il a aussi obtenu de bons résultats avec, entre autres, Nohjy (hongre 16 ans) et Cupido IV (hongre hollandais de 10 ans).

Ses journées

«Lorsque je ne suis pas en concours, mes journées débutent entre 7h30 et 8h avec 4 heures de monte aux écuries du Verdet. L’après-midi et le soir, je donne un coup de main au manège du Cudret. Il m’arrive de monter pendant 8 heures par jour.»

Autres activités

«Je vais deux fois par semaine au fitness, je joue une fois par semaine au squash avec mon frère Ken et je pratique aussi du unihockey avec l’UHC Corcelles-Cormondrèche. Je cours de temps en temps. Un cavalier a besoin d’avoir une bonne condition physique. Cet aspect s’est développé ces dernières années car les parcours sont devenus plus exigeants. Il faut être actif, réactif et dynamique.»

Palmarès

Champion d’Europe des jeunes cavaliers en 2017. Troisième par équipes des Européens juniors en 2016. Plusieurs victoires et podiums en Suisse et à l’étranger.


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