05.06.2013, 15:13

Stéphane Joly suspendu deux ans pour dopage

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Stephane Joly est suspendu depuis le 29 avril 2013.

 05.06.2013, 15:13 Stéphane Joly suspendu deux ans pour dopage

Athlétisme Le Jurassien Stéphane Joly (athlétisme) est suspendu deux ans pour dopage.

Stéphane Joly, multiple champion de Suisse de cross et vainqueur de Morat - Fribourg en 2011, a été suspendu deux ans par Swiss Olympic pour infraction au règlement antidopage. Ses valeurs sanguines ont été jugées anormales.

La suspension prend effet à partir du 29 avril dernier. L'athlète est en revanche lavé des accusations de défaut de localisation, infraction dont il était accusé par Antidopage Suisse. 

Joly (29 ans) clame toujours son innocence. "Je conteste à 100 % les éléments retenus contre moi", dit-il. Le Franc-Montagnard, premier athlète tous sports confondus en Suisse à être suspendu sur la base du passeport biologique, estime qu'on veut faire de son cas "un exemple". Il dénonce un "acharnement" et annonce qu'il fera "très certainement" recours devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) à Lausanne. Il a 21 jours pour le faire.

En attendant, le coup est rude pour cet (ex-)espoir du cross et du marathon. Tous ses résultats obtenus entre le 14 octobre 2010 et le 16 mars 2012 sont en effet annulés. Joly perd donc le bénéfice de son retentissant succès à la classique Morat - Fribourg, il y a un an et demi. Il devra également restituer ses primes et prendre en charge la moitié des frais de procédure de la Chambre disciplinaire de Swiss Olympic, soit 3500 francs.

En revanche, la Chambre lui alloue 2000 frs à titre de dépens, estimant que Joly ne s'était à aucun moment soustrait aux prélèvements. 

Stéphane Joly affirme avoir subi 40 à 45 contrôles depuis 2007, au Maroc, au Portugal et en Suisse. Si aucun test n'a été positif, les spécialistes ont estimé que l'évolution des valeurs hématologiques (comme l'hématocrite ou l'hémoglobine) était anormale. L'athlète se dit "un peu surpris" de la décision, dans cette affaire qui apparaît comme "très complexe", comme le lui aurait dit la Chambre disciplinaire elle-même.

"L'audience sur mon cas a eu lieu à fin avril et a duré six ou sept heures", souligne-t-il. Le coureur s'étonne que six semaines se soient écoulées entre la tenue de celle-ci et l'annonce du verdict. Initialement, l'affaire avait été révélée par des indiscrétions - et une dénonciation anonyme envoyée à divers médias - en novembre déjà. 

L'athlète se dit prêt à dévoiler son profil sanguin une fois que la procédure devant le TAS - si elle a bien lieu - sera close. Il affirme que son taux d'hématocrite ne dépasse pas 45 % et que les variations qui lui sont reprochées sont "infimes". Il les explique par les changements dans sa charge d'entraînement et par ses séjours à différentes altitudes. Il évoque aussi une "maladie héréditaire" mais ne souhaite pas s'étendre sur cette question pour l'instant.
Ces derniers mois, Joly, qui était suspendu provisoirement, a beaucoup voyagé tout en continuant à s'entretenir physiquement. Il a bien l'intention de poursuivre sa carrière. Il se dit déterminé à poursuivre son combat, vu qu'il a "déjà mis des milliers de francs pour se défendre".

Joly a pour meilleures performances, outre Morat - Fribourg, un chrono de 2h15'39 sur marathon (en 2008) et une 10e place aux Championnats d'Europe de cross, en 2009. Il a aussi été champion de Suisse de cross en juniors, à 19 ans, puis plusieurs fois couronné en élite par la suite.

 

 


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