19.09.2019, 11:59

Val-de-Travers: elle avait abusé de la confiance d’une riche vieille dame

chargement
L'entrée du tribunal de Boudry, où a été jugée cette affaire d'abus de confiance.

Justice Le Tribunal a condamné une Vallonnière pour abus de confiance et vol. La prévenue avait profité indûment des largesses d’une aînée dont elle s’occupait.

Il y a bien eu abus de confiance au détriment d’une vieille dame. Une commerçante du Val-de-Travers vient d’être condamnée à huit mois de prison avec sursis pour des faits s’étant produits entre 2007 et 2015. Durant cette période, la prévenue a profité des largesses d’une riche octogénaire, décédée depuis. En échange de divers services, l’aînée a notamment cédé sa maison, acheté une voiture et a versé de fortes sommes à la prévenue.

A lire aussi: A-t-elle profité indûment d’une vieille dame du Val-de-Travers?​​​​​​​

Nathalie Kocherhans vient de rendre son jugement par écrit, neuf mois après l’audience devant le Tribunal du Littoral et du Val-de-Travers. Là où l’acte d’accusation retenait six escroqueries distinctes ainsi qu’un vol, la juge n’en a retenu qu’une partie.

La prévenue est ainsi acquittée concernant la vente de l’immeuble. «Il n’est pas établi que la démence dégénérative dont souffrait (la vieille dame) affectait effectivement ses capacités de discernement lors de la vente de la maison», indique Nathalie Kocherhans.

100’000 francs détournés

En revanche, «il y a lieu de retenir un abus de confiance» quant aux différents versements liés à la rénovation de la maison, «dans la mesure où la prévenue a détourné un peu plus de 100’000 francs pour d’autres dépenses». En l’occurrence, afin de combler de précédentes dettes.

Le tribunal a encore retenu un vol concernant une voiture. Si un doute subsiste sur le consentement de la victime quant à l’achat du véhicule par la prévenue avec l’argent de sa bienfaitrice, le fait qu’elle l’ait revendue ensuite et ait gardé l’argent pour elle, constitue un vol aux yeux de la cour.

Le Tribunal a décidé en outre de maintenir le séquestre de l’immeuble cédé par la victime à la prévenue. Non pas en raison d’une vente illégale, puisque la prévenue a été blanchie pour ce point, mais en raison d’une créance compensatrice. La Vallonnière ayant détourné environ 100’000 francs au détriment de sa victime et de ses héritiers. Comme elle ne peut rembourser cette somme en l’état, le séquestre sert désormais de garantie.


Résumé du jour

Ne ratez plus rien de l'actualité locale !

Abonnez-vous à notre newsletter et recevez chaque soir toutes les infos essentielles de la journée!

Recevez chaque soir les infos essentielles de la journée !

Top