23.11.2018, 18:14

La moitié des champignons contrôlés au Val-de-Travers étaient impropres à la consommation

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Bolets et chanterelles peuvent parfois être eux aussi impropres à la consommation.

 23.11.2018, 18:14 La moitié des champignons contrôlés au Val-de-Travers étaient impropres à la consommation

Nature Sur 39 kilos de champignons contrôlés cette année au Val-de-Travers, la moitié n’est jamais allée jusqu’à la casserole. La contrôleuse officielle Frédérique Clerc explique la situation.

Ils ont été cueillis par un randonneur se réjouissant d’une bonne croûte aux champignons. Placés, salive en bouche, dans un accueillant panier en osier ou un doux sac en toile, ils finiront néanmoins au fond d’un obscur compost. Cette année, la moitié des champignons présentés au contrôle officiel à Val-de-Travers ont été déclarés impropres à la consommation. 

Sur 39 kilos de bolets, écailleux et autres petits gris contrôlés, 18 ont été éliminés séance tenante. Si cette proportion paraît impressionnante, les Vallonniers ne confondent heureusement pas souvent la chanterelle et l’ignoble amanite phalloïde, ajuste Frédérique Clerc, la chargée du contrôle pour la commune. 

«Une intoxication peut souvent venir d’un champignon pas frais! Dans ce qu’on entend par impropre à la consommation, il y a ce qu’on va jeter car trop vieux ou trop moisi, ce qu’on ne garde pas par manque d’intérêt culinaire et ce qui est toxique.» 

Les toxiques rarement cueillis

La dernière catégorie est heureusement la plus rare. Cette année, Frédérique Clerc a surtout retiré d’une cueillette des galères marginées. «C’est un petit champignon qui pousse sur le bois et qui ressemble beaucoup à la pholiote changeante. Lequel est un bon comestible.» Or, galerina marginata peut être mortelle lorsqu’on en consomme en plutôt grande quantité (environ 200 grammes). Et pour les distinguer, il faut les goûter (et recracher vite fait): la pholiote a «un bon goût de champignon» alors que la galère a «un goût farineux».

C’est davantage les notions de fraîcheur qui manquent parfois aux champignonneurs amateurs. Et Frédérique Clerc de donner l’exemple de l’armillaire couleur de miel: «on peut en manger, mais uniquement lorsqu’il est tout, tout frais». Sinon, gare aux maux de ventre.

«Une saison en dents de scie»

D’une manière plus générale, l’année 2018 aura été «en dents de scie» selon l’experte. Avec 52 contrôles au Val-de-Travers, elle a eu moins de travail qu’en 2017 quand quatre-vingts cueillettes étaient passées entre ses mains. «C’était une année à mordus. Il y a eu de très belles poussées en septembre, mais il fallait y aller au bon moment, aux bons endroits.» 

Et la saison des champignons a été plutôt longue: Frédérique Clerc a effectué un dernier contrôle ce lundi. «Un contrôle le 19 novembre, c’est plutôt rare. Au Vallon, ça finit plutôt fin octobre-début novembre. On dit que ça va jusqu’au gel.» Mais si quelqu’un trouve encore un champignon ces prochains jours ou au cœur de l’hiver, la contrôleuse officielle du Val-de-Travers reste à disposition toute l’année durant, sur rendez-vous.


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