30.11.2017, 00:01

L’eau de l’Areuse continuera d’alimenter les robinets

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 30.11.2017, 00:01 L’eau de l’Areuse continuera d’alimenter les robinets

SAINT-SULPICE Des gros travaux terminés à la station de pompage Semver.

Coup de neuf pour la plus grande station de pompage du Val-de-Travers. Situé entre Saint-Sulpice et la source de l’Areuse, le point d’entrée du réseau Semver alimente en eaux le village voisin, mais aussi les hauts du Vallon où l’eau de l’Areuse sert d’appoint aux sources locales. Les près de 1000 mètres cubes pompés chaque jour vont ainsi...

Coup de neuf pour la plus grande station de pompage du Val-de-Travers. Situé entre Saint-Sulpice et la source de l’Areuse, le point d’entrée du réseau Semver alimente en eaux le village voisin, mais aussi les hauts du Vallon où l’eau de l’Areuse sert d’appoint aux sources locales. Les près de 1000 mètres cubes pompés chaque jour vont ainsi de La Côte-aux-Fées aux Bayards, et même jusqu’en France, puisque les canalisations raccordent le restaurant du Tillau.

«Nous devions remettre la station au goût du jour. Comme une voiture, ces installations s’usent», explique Laurent Piaget, conseiller communal à La Côte-aux-Fées et président de Semver. Quelque 310 000 francs ont été accordés pour ces travaux, effectués ces deux derniers mois. Une somme au final financée par les usagers, via le prix de l’eau. Celui-ci ne devrait pas changer en raison de ces travaux, une réserve ayant pu être constituée.

Télégestion revue

La moitié des 310 000 francs a servi à revoir l’installation de télégestion. «On ne trouvait plus de pièces en cas de panne. C’est ce qui nous a motivés au départ», indique l’élu niquelet. «Avant, l’installation était plus mécanique. Maintenant, tout est géré par ordinateur», complète Jean-Claude Cochand, fontainier de la commune de Val-de-Travers, qui collabore à Saint-Sulpice avec Raphaël Walzer, son confrère pour La Côte-aux-Fées et le réseau Semver.

Malgré ces changements et les tâches pouvant être effectuées à distance, les deux hommes n’échappent pas à une à deux visites hebdomadaires des locaux saint-sulpisans, pour vérifier que tout marche bien. «La télégestion est surtout utile en cas d’alarme. Elle nous permet de cibler le problème, on sait où se déplacer», explique Raphaël Walzer.

Grosse pression

Une surveillance d’autant plus importante que la station Semver de Saint-Sulpice présente une particularité. «Notre station a beaucoup de pression. Le réservoir du Mont-des-Verrières est à 1241 mètres alors que le pompage est à 777 mètres. Il y a environ 45 bars de pression. Dans la plupart des réseaux, on aurait mis une station intermédiaire pour la faire diminuer», remarque Raphaël Walzer.

Quatre amortisseurs à azote protègent la station lorsque les pompes s’arrêtent, une fois le réservoir rempli. Sans eux, la pression de l’eau pourrait tout faire sauter.

de la rivière au robinet

Le parcours de l’eau jusqu’au robinet n’est pas si évident. Pompée au niveau du lac de retenue des sources de l’Areuse, elle passe d’abord dans un filtre à quartz. «Elle en ressort transparente», note Jean-Claude Cochand. Puis, passage dans un système UV, qui désinfecte l’eau. Ces pièces viennent d’être changées. «On est passé de lampes à 250 joules à de nouvelles à 400 joules. ça permet une meilleure désinfection», explique Raphaël Walzer.

Deux lignes complètes d’appareils fonctionnent en parallèle, de manière à ce qu’une panne n’affecte pas la distribution d’eau. Purifiée et désinfectée, celle-ci est amenée ensuite dans un réservoir de 700 mètres cubes situé sous les installations. Elle peut dès lors être pompée pour rejoindre les robinets en ligne directe ou les réservoirs de Saint-Sulpice, des Bayards ou du Mont-des-Verrières.


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