09.11.2017, 00:01

A défaut du viol, le tribunal retient les contraintes sexuelles

Abonnés
chargement
Selon le Tribunal régional, qui siégeait à Boudry (ici l’entrée), Mauro*  n’a pas commis de viol. Mais il restera en prison.

 09.11.2017, 00:01 A défaut du viol, le tribunal retient les contraintes sexuelles

JUSTICE Pour les juges, c’était plus qu’un massage qui s’était déroulé à Fleurier.

«Elle ne voulait pas l’acte sexuel, nous en avons la certitude, mais nous n’avons pas pu acquérir la même certitude sur le fait qu’elle ait bien formulé cette opposition.»

Hier, les juges du Tribunal régional du Littoral et du Val-de-Travers n’ont pas retenu la prévention du viol au moment de rendre leur verdict. Mais il s’est clairement passé quelque chose...

«Elle ne voulait pas l’acte sexuel, nous en avons la certitude, mais nous n’avons pas pu acquérir la même certitude sur le fait qu’elle ait bien formulé cette opposition.»

Hier, les juges du Tribunal régional du Littoral et du Val-de-Travers n’ont pas retenu la prévention du viol au moment de rendre leur verdict. Mais il s’est clairement passé quelque chose entre Mauro* et Julie* dans cet appartement de Fleurier en début d’année (notre édition d’hier). Le premier s’est bel et bien rendu coupable de contraintes sexuelles aux yeux des juges, qui l’ont condamné à deux ans de prison, dont la moitié avec sursis.

Appelés à trancher entre les récits des deux protagonistes, les juges ont retenu presque entièrement celui de la victime. Comme le Ministère public au moment de dresser l’acte d’accusation. «Il n’y a pas de calcul chez elle. Elle a même donné des informations qui pourraient plutôt l’accabler, elle», a remarqué la présidente du tribunal Nathalie Kocherhans. Citant, par exemple, lorsque la victime a fini par demander à son agresseur «d’y aller doucement».

Interdiction de prendre contact avec sa victime

Pour les juges, la culpabilité de Mauro est lourde. «Il n’y a pas d’empathie chez vous. Vous vous êtes excusé, mais ça ne paraît pas sincère», a remarqué la juge, qui a encore relevé le motif «égoïste» des actes du prévenu.

Surtout, les juges ont retenu «une forte ténacité» chez Mauro. Celui-ci est retourné plusieurs fois chez sa victime, mais aussi chez ses anciens logeurs, également partie plaignante, puisque Mauro a rayé puis tenté de mettre le feu à leurs voitures, après un différend sur une facture.

Au final, la peine de prison prononcée sera assortie d’une interdiction de s’approcher de chez sa victime ou de la prendre contact avec elle. Dès sa sortie de prison dans environ trois mois – il en a déjà purgé neuf en préventive –, Mauro sera soumis à une probation, notamment en regard de problèmes d’alcool.

L’Italo-Suisse doit surtout le sursis sur la seconde année de prison à l’expertise à laquelle il s’est soumis et qui concluait à «un faible risque de récidive». Il devra supporter une partie des frais de justice. Un possible dédommagement pour tort moral sera prochainement étudié. * Prénoms d’emprunt


Vous avez lu gratuitement
une partie de l'article.

Pour lire la suite :

Profitez de notre offre numérique dès Fr 2.- le 1er mois
et bénéficiez d'un accès complet à tous nos contenus

Je profite de l'offre !
Top