27.11.2017, 14:13

Mirko Rochat, le Supermâle qui assure en escarpins rose

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Mirko Rochat jouera à Fontainemelon.

 27.11.2017, 14:13 Mirko Rochat, le Supermâle qui assure en escarpins rose

Humour Huit mois après ses débuts à Neuchâtel, l'humoriste Mirko Rochat revient jouer les "Supermâles" à Fontainemelon.

Huit mois ont passé depuis la création du spectacle de Mirko Rochat à Neuchâtel. Huit mois durant lesquels le «Supermâle» en escarpins rose bonbon a réussi son entrée dans l’arène de l’humour.

Le nouveau venu de 34 ans enchaîne les engagements, court les festivals, les émissions de télévision, de la Suisse romande à la Belgique. Avec une...

Huit mois ont passé depuis la création du spectacle de Mirko Rochat à Neuchâtel. Huit mois durant lesquels le «Supermâle» en escarpins rose bonbon a réussi son entrée dans l’arène de l’humour.

Le nouveau venu de 34 ans enchaîne les engagements, court les festivals, les émissions de télévision, de la Suisse romande à la Belgique. Avec une halte ce jeudi 30 novembre à la Salle de spectacle de Fontainemelon.

>> A lire aussi: "Sur scène pour faire rire Neuchâtel"

Toute ressemblance... 

C’est Maman Rochat qui doit être fière de son fiston! Pas la frappadingue du spectacle de Mirko, mère indigne qui enferme ses enfants à la cave. Non, non, ses personnages aussi angoissés qu’anxiogènes, ne sont pas inspirés par des proches, nous rassure l’artiste, sourire d’ange, regard rieur.

De même, son numéro de chef d’entreprise – une vraie peau de vache sous des airs de faux sympa – «n’est pas du vécu». Son employeur sera ravi de l’apprendre.

L’horticulteur humoriste a réduit son job au minimum sans l’abandonner complètement. Les fleurs, en particulier les plantes carnivores, le passionnent toujours. Mais la scène, elle, le dévore.

 

Acharné et instinctif

Mirko Rochat n’a fait «ni école de théâtre, ni cours de danse, ni rien». Son inspiration, c’est la rue, le quotidien. «Je m’imagine dans telle situation, je me dis: ‘Si j’étais cette mère complètement débordée, ce mec qui se la joue, cet ado tête à claques’...»

Il écoute, observe, imagine. Et bosse. Acharné et instinctif, l’humoriste soigne ses personnages, sa gestuelle, ses répliques: «J’ai toujours tellement peur que mon texte disparaisse sur scène, je le répète régulièrement, j’essaye de l’optimiser.»

Révélé à un Comedy Club à Neuchâtel il y a cinq ans, le Vaudois s’est vite fait repérer par ses pairs, en particulier par Christophe Bugnon, son mentor et metteur en scène.

Pourvu que ça dure!

Certes, les nouveaux humoristes sont légion et les succès éphémères. Pourtant, Aurélie Candaux, productrice du spectacle de Mirko Rochat et qui s’occupe aussi de Vincent Kohler, Bruno Coppens et Sandrine Viglino, y croit à fond: «Mirko a le talent et il parle à tous les publics, hommes et femmes, jeunes et moins jeunes, tout le monde l’aime, c’est très rare.»

Talentueux, fédérateur, soit, mais le succès se construit aussi sur un plan promotionnel infaillible. Mirko Rochat alterne les petites et grandes salles, il se fait connaître dans des festivals à l’étranger, teste les publics, y compris le plus exigeant, le public parisien «qui nous a réservé un très bon accueil», se réjouit Aurélie Candaux. Sans oublier l'essentiel: rire et faire rire comme philosophie de vie, rien de tel pour durer.

Infos pratiques
«Supermâle»: Fontainemelon, Salle de spectacle, le 30 novembre  à 20h30.  Réservations: 032 853 76 71
ou www.mirkorochat.com

Les premières fois de Mirko Rochat

Premières clowneries

«A l’école, en famille, j’étais déjà le clown de service. Mais quand on se retrouve à faire rire un public d’inconnus, là, ça devient troublant.»


Premières imitations

«Dans mon enfance, j’imitais Mitterrand, Chirac et aussi Muriel Robin. Elle m’a toujours impressionné. Je trouve souvent les femmes humoristes plus intéressantes que les hommes. Mais dans mon spectacle, je ne fais pas d’imitation, j’aimerais éviter d’être étiqueté d’emblée «imitateur». Peut-être plus tard...» 


Première scène

«Le plateau d’un Comedy Club (scène ouverte) à Neuchâtel il y a cinq ans. J’étais venu en spectateur mais comme tout le monde m’encourageait à monter sur scène, je me suis lancé avec les gags qui faisaient rire mes copains. C’était un sentiment étrange, je n’avais pas le trac, tout semblait aller de soi, j’étais à ma place.»


Premier flop

«Ma deuxième scène. Comme le Comedy Club de Neuchâtel avait bien marché, je suis arrivé, sans doute un peu arrogant, avec un gag foireux et le public m’a crié «Houuhhhhhhhh». Ce n’était pas agressif mais je l’ai pris comme tel, j’ai enchaîné mes sketches les yeux rivés au sol, dans un silence de mort... l’horreur.»


Premier spectacle

«La création de «Supermâle» en mars dernier au théâtre du Concert à Neuchâtel. On ne savait pas si ça allait marcher, mais on a fait complet les deux soirées, le public riait, c’était génial. Toutefois, ce n’est qu’au fil des dates que j’ose me libérer un peu du texte selon l’humeur du public.»


Première paire d’escarpins

«Les chaussures à hauts talons du spectacle. Un supplice au début. J’ai dû beaucoup m’exercer pour marcher et danser sans me tordre la cheville. J’ai toujours mal aux pieds mais je les porte le moins possible. J’ai d’ailleurs peu d’accessoires, ni perruque, ni costume typé. J’admire beaucoup les humoristes qui nous emmènent dans un univers par la seule force de l’imaginaire.»


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