29.11.2017, 17:10

Le premier vivarium sans vitres au monde ouvrira à Cernier

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Le public se baladera sur un sentier, au milieu des reptiles, comme au Papiliorama.

 29.11.2017, 17:10 Le premier vivarium sans vitres au monde ouvrira à Cernier

Animaux Se balader au milieu des serpents, sans être séparé des reptiles par une vitre. Ce sera bientôt possible au Mycorama de Cernier. Ce concept unique au monde a été développé par la société chaux-de-fonnière Serpentheon.

Unique au monde! On pourra bientôt se balader dans un vivarium au milieu des serpents, sans être séparé des reptiles par une vitre! Un concept totalement inédit, développé au Mycorama de Cernier par la société chaux-de-fonnière Serpentheon, animée par Sébastien Guerne, ancien soigneur du Bois du Petit-Château, son épouse Valérie et l’écrivaine Bernadette Richard.

Lassés d’attendre une...

Unique au monde! On pourra bientôt se balader dans un vivarium au milieu des serpents, sans être séparé des reptiles par une vitre! Un concept totalement inédit, développé au Mycorama de Cernier par la société chaux-de-fonnière Serpentheon, animée par Sébastien Guerne, ancien soigneur du Bois du Petit-Château, son épouse Valérie et l’écrivaine Bernadette Richard.

Lassés d’attendre une réponse de la Ville de La Chaux-de-Fonds qu’ils sollicitaient depuis plusieurs années (lire notre article du 23 décembre 2016), les trois associés ont saisi cette formidable opportunité proposée par Evologia (lire encadré).

«Le Mycorama, c’est une surface de 35 mètres sur 15, répétée sur trois niveaux!», se félicite l’équipe. Le premier niveau sera dévolu à l’accueil, soit une boutique et une buvette, mais surtout, un espace d’information, passage obligé avant de pénétrer dans le vivarium. «On ne veut pas que les gens viennent se faire peur et poussent des cris de vierges effarouchées!», prévient l’herpétologue.

Un animal mal aimé

Le but de Serpentheon est de donner une autre image du serpent, mal aimé depuis qu’il a incité Eve à croquer la pomme, laissant ainsi l’homme aux portes du paradis. Un animal dit dangereux, qui tue en réalité moins d’humains que les chiens.

Dans la grande majorité des cas, on n’a guère l’occasion d’apercevoir ces reptiles craintifs, qui s’enfuient avant que l’homme ne les approche.
Ce sera chose possible au vivarium de Serpentheon d’ici ce printemps. Le financement du projet est assuré et l’équipe est d’ores et déjà attelée à l’aménagement du deuxième niveau, qui accueillera le vivarium: «Nous créons un décor inspiré du désert de Sinaloa, au Mexique, avec une formation rocheuse, des cactus, le lit d’une rivière asséchée etc.»

L’ensemble des serpents qui évolueront dans cet espace sont nés en captivité, soit quelque 200 spécimens, représentant une douzaine de races, toutes originaires de ce coin du Mexique, tels que le serpent roi, copie conforme du serpent corail, mais inoffensif, le serpent des buissons vert émeraude qui ne se nourrit que de grillons ou encore l’impressionnant serpent taureau. Dangereux? «Non, il n’y aura pas de serpents venimeux», assure Sébastien Guerne.

«On pourra les toucher»

Le public se baladera sur un sentier, au milieu des reptiles, comme au Papiliorama. Mais comment ne pas stresser les animaux et éviter les dérapages de ceux qui voudront les saisir pour faire un selfie?

«Il y aura des guides pour veiller à ce que le public ne les attrape pas. Mais on pourra les toucher, si comme nous le souhaitons, les serpents s’approchent du sentier.» Toute l’astuce consiste à jouer sur les zones chaudes (à 38°) et froides, pour inciter les reptiles à se déplacer. «Le chauffage par les lampes sera modifié en cours de journée pour suivre la courbe du soleil.»

Espèces régionales en liberté dans le jardin

Et pour éviter tout stress, le sol sera posé sur une plaque antivibratoire. Les guides auront également pour mission de surveiller les poches des visiteurs... «Notre crainte, ce sont ceux qui voudraient voler des serpents, mais aussi ceux qui viendraient en déposer là...» Voilà pour les serpents mexicains. A terme, les espèces régionales seront aussi représentées, dans le magnifique jardin extérieur.

Serpentheon continuera de proposer ses activités en lien avec l’Ecole du Zoo – une de ses prestations fétiches –, profitant de ses propres animaux déménagés à Cernier et du cheptel de la ferme du site. Le but est de travailler en synergie avec les activités développées à Evologia, que ce soit la permaculture ou l’Espace abeilles. «Notre projet, comme celui d’Evologia, s’inscrit dans la protection de la planète et la notion de développement durable. On est fait pour s’entendre!»

Les serpents et les clichés

Sébastien Guerne, vous êtes l'’un des responsables du projet de vivarium sans vitres. Les serpents tètent les vaches?

Une légende urbaine! Le terme mammifère vient de «mamelle». Les bébés mammifères sont les seuls animaux capables de digérer le lait. De plus, la forme et l’ossature de la gueule des serpents ne permettraient en aucun cas à cet animal de téter une vache.

Les serpents hypnotisent leurs proies?

Les yeux des serpents ne sont pas mobiles. Ils sont bien incapables d’hypnotiser qui que ce soit ou quoi que ce soit! Encore une légende liée à cet animal trop souvent mal aimé, parce que très mal connu.

Les serpents sont froids et visqueux?

Douce et agréable au toucher, la peau des serpents est absolument sèche et ne peut, par conséquent, pas transpirer. Etant incapables de réguler leur température, les serpents adoptent celle du milieu extérieur, ce qui peut donner l’impression qu’elle est froide par rapport aux 37 degrés des humains.


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