28.11.2017, 18:07

Le chantier de la halle aux taureaux de Coffrane suit son cours, mais le questionnement demeure

Abonnés
chargement
Une fois construite, la halle d’engraissement accueillera 600 taurillons.

 28.11.2017, 18:07 Le chantier de la halle aux taureaux de Coffrane suit son cours, mais le questionnement demeure

Agro-industrie Si les efforts pour empêcher la construction de la halle d'engraissement de taureaux, à Coffrane, n'ont pas suffi, les opposants poursuivent leur combat. Dans une lettre envoyée aux députés du Grand Conseil neuchâtelois, le collectif Carvi tire la sonnette d’alarme en prévision de futures méga fermes.

Non, les opposants à la méga halle d’engraissement de taureaux de Coffrane ne s’enchaîneront pas au pied de la ferme, actuellement en construction. En revanche, ils interpellent les députés du Grand Conseil neuchâtelois en prévision d’autres mégaprojets de ce type. Dans une lettre envoyée le 20 novembre, l’association Citoyens pour une agriculture respectueuse du vivant (Carvi) tire la sonnette...

Non, les opposants à la méga halle d’engraissement de taureaux de Coffrane ne s’enchaîneront pas au pied de la ferme, actuellement en construction. En revanche, ils interpellent les députés du Grand Conseil neuchâtelois en prévision d’autres mégaprojets de ce type. Dans une lettre envoyée le 20 novembre, l’association Citoyens pour une agriculture respectueuse du vivant (Carvi) tire la sonnette d’alarme.

«Laisser-faire de l’Etat»

«La première lutte est passée. La halle aux taureaux de Coffrane sera construite, mais le questionnement demeure», relève Rémy Wenger, au nom du Carvi. Le collectif «fustige le laisser-faire de l’Etat face à la construction de la plus grande halle d’engraissement de Suisse», rappelant au passage que la ferme est bâtie «sur l’une des plus importantes décharges du canton».

Les membres de l’association souhaitent poursuivre «un combat positif qui valorise une agriculture respectueuse de l’environnement et des familles paysannes». Sans résistance à l’agro-industrie qui s’étend, «dans vingt ans, il ne restera que cinq ‘gigafermes’ dans le canton». Qu’adviendra-t-il alors «des petits paysans?», demande Rémy Wenger. Et le Carvi de souligner qu’«une autre troisième ferme se construit déjà sur les hauts du Val-de-Ruz».

Arrivée du bétail à fin avril

De son côté, Stéphane Jeanneret, à l’origine du projet de halle d’engraissement, a fait savoir que les travaux suivent leurs cours. «Le hangar pour le matériel est construit et les deux silos ont été remplis de maïs cet automne.» Il ne reste plus qu’a finir la stabulation, qui accueillera à terme 600 bêtes, auxquelles s’ajoutent 120 dans le rural que l’éleveur possède à Montmollin. «Les taureaux devraient arriver à fin avril», conclut, enthousiaste, l’agriculteur.


Vous avez lu gratuitement
une partie de l'article.

Pour lire la suite :

Profitez de notre offre numérique dès Fr 2.- le 1er mois
et bénéficiez d'un accès complet à tous nos contenus

Je profite de l'offre !
Top