22.02.2019, 10:29

Offre record pour le Festival du film vert

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Une image du filme "Anote's Ark", qui montre que le réchauffement climatique a déjà des répercussions dramatiques dans certaines régions du monde.

Cinéma Le Festival du film vert offre cette année 16 films différents en terre neuchâteloise, qui seront projetés au total 27 fois dans sept communes du canton entre le 3 et le 31 mars.

En couverture du programme du 14e Festival du film vert, on voit les rails d’un grand huit comme posés au milieu des vagues. «Ce n’est pas une photo montage, c’est un parc d’attractions qui a fini dans la mer après une tempête», précise Veronika Pantillon, députée verte et coordinatrice du festival pour le canton de Neuchâtel. Une image apocalyptique qui tranche avec les photos de nature des éditions précédentes et qui résonne avec les nombreuses mauvaises nouvelles environnementales de ces derniers mois.

Pourtant, «nous ne sommes pas catastrophistes», précise Laurent Debrot, lui aussi député Vert et engagé dans l’organisation du festival, qui se tiendra en terre neuchâteloise du 3 au 31 mars entre Fontainemelon, Cornaux, Le Locle, La Chaux-de-Fonds, Hauterive et Saint-Aubin. «Il ne s’agit pas d’accabler les gens», renchérit Romain Roustant, de Greenpeace, qui participe également à l’organisation.

Hubert Reeves en vedette

Seize films différents seront à l’affiche cette année, pour 27 projections au total. Soit l’offre la plus riche proposée depuis la création du festival. Le choix des programmateurs s’est principalement porté sur des films «positifs», dont beaucoup peuvent être regardés en famille. C’est le cas «La Terre vue du coeur». L’astrophysicien Hubert Reeves est l’une des figures centrales de ce long-métrage. «C’est un film fort, qui interpelle et donne des pistes», estime Veronika Pantillon.

Si on lui demande son coup de coeur, la coordinatrice du festival nomme un film au titre alambiqué: «Je suis la gentrification – confessions d’une canaille». L’auteur Thomas Haemmerli, qui sera présent lors de la projection, parle de son parcours, entre révolte underground et tendance bobo. «C’est un film assez rigolo, avec certains clichés de la Suisse qui ressortent.»

Laurent Debrot choisit un film plus intimiste: «La Vie secrète du jardin», du Français Samuel Guiton. Le pitch: en Normandie, le propriétaire d’une maison de campagne s’absente. Dans le jardin, plantes et animaux en profitent pour prospérer. Jusqu’au retour du jardinier… «Je l’ai montré à mes petits-enfants de 5 ans, ils ont adoré.»

 

Commencer à agir

Quant à Romain Roustant, il opte pour «Anote’s Ark» (l’arche d’Anote, en français). Anote, c’est le nom du président de la république de Kiribati, composée de 33 minuscules îles dans le Pacifique. Or ces îles sont sur le point d’être submergées… «Ce film montre que les effets du réchauffement climatique se font déjà sentir.» 

Pour les organisateurs, le festival est également l’occasion de se rencontrer et de réfléchir comment passer à l’action. «Les images marquent, on l’a vu avec le film ‘Demain’», conclut Veronika Pantillon. «Les gens se sont approprié ces thématiques et ont commencé à agir.»

En savoir plus : Le programme complet

 

 


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