25.11.2018, 19:06

Neuchâtel: un élève de la Groove remporte la «Session»

chargement
1/22  

Breakdance Mateo Prinz est le grand vainqueur de la Groove Session 2018 qui s’est tenue samedi soir à Neuchâtel. Le danseur de Prêles, élève de l’école neuchâteloise Groove, formait un duo de choc avec l’Américain Stripes.

«Ce qui vient de se passer est tout simplement magique.» Artur Libanio, professeur de danse et organisateur de la Groove Session était aux anges samedi soir au Centre de vie, à Neuchâtel.

L’un de ses poulains, Mateo Prinz, alias Lotus, a remporté la troisième édition de la manifestation, devant une salle pleine à craquer. Pour l’occasion, le danseur de 12 ans, domicilié à Prêles, formait un binôme de choc avec Stripes, déjà vainqueur l’an dernier.

Lotus, en pleine action. Photo: SP-Jean-Christophe Dupasquier

«Il a fait le job»

«C’est lui qui a fait tout le job», a commenté l’Américain au terme des battles. «Stripes m’a dit de ne pas m’inquiéter de la technique et de m’amuser», rapporte Mateo Prinz.

«Il danse tous les jours, c’est sa vie. Pendant les vacances, il s’entraîne parfois pendant sept heures», relate son papa, qui a fait construire une salle de danse au coeur de leur maison.

Mateo Prinz, alias Lotus, ici avec sa bague de vainqueur. Photo: Lea Gloor

Cent vingt danseurs lors des qualifications

Trente-deux breakers, dont la moitié d’invités, se sont affrontés durant la phase finale. Les seize binômes, composés d’un adulte et d’un enfant, étaient tirés au sort. Au total, 120 danseurs se sont présentés lors des qualifications de l’après-midi. «Pour la première fois en trois ans, nous avons dû refuser du monde», illustre Paulo Silva, cofondateur de l’école de danse Groove.

Quatorze nationalités étaient représentées lors de l’événement. Le tout petit Lil E, B-boy vénézuélien de 8 ans, a par exemple fait craquer toute l’assistance. «Il habite à sept heures de route de Caracas (réd: la capitale du pays). C’est le breaker Lil G qui l’a pris sous son aile et a lancé les démarches pour lui obtenir un visa», a rapporté le maître de cérémonie durant la soirée. Ce qui fait dire à Artur Libanio: «Il n’y a pas de barrière dans le hip-hop.»

 


Top