06.11.2019, 20:00

Les Jeux olympiques de la jeunesse déclarent leur flamme à Neuchâtel

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C'est Robin Cuche qui a allumé la vasque mercredi à Neuchâtel.

Evénement La flamme olympique a fait halte à Neuchâtel. Avec elle, le skieur vaudruzien Robin Cuche a enflammé une vasque installée sur l’esplanade de la maladière en l'honneur des Jeux olympiques de la jeunesse 2020 de Lausanne.

La force des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ), c’est de faire tout comme les grands. Cérémonie d’ouverture, village des athlètes, compétitions éparpillées sur plusieurs sites, remise des médailles en public, sans oublier la déambulation de la flamme olympique dans le pays hôte.

C’est le 17 septembre, à Athènes, que le Comité international olympique a allumé le feu de Lausanne 2020, troisième édition des JOJ après Innsbruck et Lillehammer. La manifestation se tiendra du 9 au 22 janvier prochain, principalement dans le canton de Vaud. Des épreuves sont également prévues à Champéry (VS), Saint-Moritz (GR) et aux Tuffes en France voisine. Ces deux dernières stations ont respectivement été choisies pour leur piste de bob et leur tremplin de ski.

Tour de Suisse

En attendant le coup d’envoi, la flamme olympique se balade dans tout le pays. Arrivée de Porrentruy, elle a fait halte ce mercredi matin à Neuchâtel, en présence d’une centaine d’enfants des écoles de la ville (dont les 65 élèves inscrits dans la filière sport/études du collège du Mail), des organisateurs vaudois et de la mascotte Yodli, présentée comme «un mix entre une vache, un saint-bernard et une chèvre».

Il s’agit surtout de donner envie aux gens de venir.
Ian Logan, CEO du comité d’organisation de Lausanne 2020

Médaillé de bronze en aviron aux JO de Mexico en 1968, le Neuchâtelois Denis Oswald, membre du Comité international olympique, a fendu la petite foule pour transmettre la torche au skieur vaudruzien Robin Cuche. Le participant aux Jeux paralympiques de Sotchi (2014) et Pyeongchang (2018) a ensuite symboliquement enflammé une vasque installée sur l’esplanade de la Maladière. La flamme olympique poursuivra sa traversée des 26 cantons ce jeudi, avec un arrêt à Bâle.

La mascotte Yodli est présentée comme un mix entre une vache, un saint-bernard et une chèvre. Photo: David Marchon

Accès gratuit aux compétitions

Avec sa scène principale et ses panneaux pédagogiques, ce tour de Suisse est un moyen de faire découvrir aux jeunes l’histoire et les valeurs de l’olympisme, comme le respect, l’excellence et l’amitié. «Il s’agit aussi de faire connaître l’événement en dehors du canton de Vaud, et surtout de donner envie aux gens venir», glisse Ian Logan, CEO du comité d’organisation de Lausanne 2020.

En fin stratège, il dégaine deux arguments massue. A l’exception de la cérémonie d’ouverture du 9 janvier (dont les 8000 billets seront mis en vente vers la mi-novembre), l’accès à toutes les compétitions sera gratuit. Et l’ambiance générale sera festive. «Neuchâtel est à moins d’une heure de Lausanne en train. Et durant deux semaines, tout le centre-ville vivra au rythme de ‘Lausanne en Jeux!’, un festival culturel proposant des spectacles, des concerts ou encore des démonstrations sportives», ajoute Ian Logan.

Les enfants ont découvert l’histoire et les valeurs de l’olympisme sur des panneaux pédagogiques. Photo: David Marchon

Trois espoirs neuchâtelois

Le boss assure que le budget de 40 millions de francs est bouclé et l’organisation sous contrôle. «Les sites sont opérationnels et n’ont plus qu’à être équipés. Nous avons six semaines pour terminer ce travail avant Noël.» On aura besoin d’huile de coude, mais les bras ne manquent pas. «Nous cherchions 3200 bénévoles, et nous avons reçu 7000 candidatures spontanées…» 

Il y a eu des volontaires frustrés, comme il y aura des athlètes déçus. Les JOJ 2020 accueilleront 1800 jeunes, soit 900 filles et 900 garçons pour respecter la parité. La sélection suisse sera connue le 16 décembre. Les principaux espoirs neuchâtelois reposent sur Lola Wütrich, Ilan Pittier (ski de fond) et Robin Tissière (skicross).

Robin Cuche: «C’est grand!»
Dernier porteur neuchâtelois de la flamme des JOJ 2020, Robin Cuche ne boude pas son plaisir. «Recevoir la torche des mains de Denis Oswald, c’est grand», lâche-t-il. «Et même s’il a participé lui-même à trois Jeux olympiques, j’ai aussi vu de l’émotion dans ses yeux. C’est cette flamme que nous avons tenue dans nos mains qui va briller à Lausanne durant toute la durée des Jeux.»
A 21 ans, le Vaudruzien fait figure d’ancien pour évoquer un événement réservé 15-18 ans. Son message aux «petits jeunes»: «Ne pas oublier de croire en ses rêves, et travailler dur, car rien ne vient tout seul. Et surtout, faut mettre les gaz! Car après 18 ans, ce n’est plus possible de goûter à ces Jeux de la jeunesse…» Lui-même a déjà les spatules pointées en direction de ses troisièmes Paralympiques, en 2022 à Pékin. C’est mon gros objectif. Aller chercher une médaille là-bas, ce serait beau.»

Trois questions à… 

  • Denis Oswald, membre du CIO et directeur du CIES à Neuchâtel

Vous avez participé à trois vrais Jeux olympiques… Porter la flamme des JOJ 2020 ici, à Neuchâtel, ça vous touche?

Oui, c’est toujours extrêmement émouvant, car l’arrivée de la flamme annonce l’arrivée des Jeux, cette fête du sport qui réunit les meilleurs athlètes du monde. Il n’y avait plus eu de JO en Suisse depuis 1948, toutes les tentatives ayant avorté. Pour ces Jeux olympiques de la jeunesse, ça a fonctionné, la population a été convaincue par le projet. On espère que ce sera un événement déclencheur pour organiser à nouveau des Jeux olympiques d’hiver en Suisse.

Pourquoi le CIO a-t-il créé ces Jeux de la jeunesse en 2010?

Le but était d’offrir aux jeunes une étape intermédiaire sur le long chemin qui mène aux Jeux olympiques. Il est important que les athlètes de la relève prennent conscience que les JO ne sont pas inatteignables pour eux. On espère qu’en voyant d’autres jeunes participer à des Jeux de la jeunesse, ils auront envie de s’investir et de persévérer dans leur sport, sans se décourager. En se disant que les vrais JO ne sont peut-être pas si loin.

Le public va-t-il suivre?

Je l’espère. Les participants ne sont pas encore des stars, mais l’événement peut susciter un réel engouement auprès du jeune public. Comme les compétitions seront gratuites, peut-être que les écoles en profiteront pour faire découvrir à leurs élèves les nouvelles disciplines fun inscrites au programme.


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