06.12.2017, 00:01

La soignante a bien escroqué le vieillard

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 06.12.2017, 00:01 La soignante a bien escroqué le vieillard

JUSTICE Un an de prison avec sursis pour avoir pigeonné un octogénaire.

L’aide soignante appenzelloise qui bénéficiait des largesses de feu un octogénaire neuchâtelois a été condamnée hier matin par le Tribunal de police du chef-lieu. La présidente du tribunal a suivi la réquisition du ministère public, lequel réclamait une peine privative de liberté de 12 mois avec sursis durant quatre ans. L’avocate de la prévenue ne contestait pas une certaine...

L’aide soignante appenzelloise qui bénéficiait des largesses de feu un octogénaire neuchâtelois a été condamnée hier matin par le Tribunal de police du chef-lieu. La présidente du tribunal a suivi la réquisition du ministère public, lequel réclamait une peine privative de liberté de 12 mois avec sursis durant quatre ans. L’avocate de la prévenue ne contestait pas une certaine culpabilité de sa mandante, mais elle demandait une simple condamnation à des jours-amende avec sursis.

Cette aide soignante, actuellement à l’assurance invalidité, était très proche de la famille du Neuchâtelois. Lors de l’audience du 21 novembre, elle avait affirmé que la cousine du vieillard avait habité sous son toit, en Appenzell, pendant une quinzaine d’années. C’est peut-être cette proximité, née des visites de l’octogénaire à sa parente, qui a permis à la jeune femme d’abuser de la gentillesse du retraité. Le tribunal a retenu les préventions de vols, escroquerie, tentative d’escroquerie, banqueroute frauduleuse et fraude dans la saisie ainsi que faux dans les titres, indique l’avocat des plaignants (soit les héritiers du défunt).

Gros besoins d’argent frais

Selon l’acte d’accusation, la prévenue se manifestait régulièrement pour obtenir une aide financière du vieillard. Celui-ci s’était montré généreux en plusieurs occasions. En audience, il a été évoqué des dons, voire des prêts, à hauteur de 60 000 francs par an. Montants qui n’était pas déclarés ni imposés fiscalement. Au fil de temps, l’ancien s’est montré plus prudent face aux demandes de l’aide soignante et a demandé des garanties. Ni une ni deux, la jeune femme produit un faux contrat promettant de transférer un montant de 420 000 francs lors de la vente d’un appartement. Problème: elle n’a jamais été propriétaire de ce logement, mais juste la locataire. Cette personne a aussi tenté de retirer de l’argent sur le compte bancaire de l’octogénaire alors qu’il était hospitalisé. Elle détenait ses cartes mais ne disposait pas des nécessaires procurations. Elle est aussi soupçonnée d’avoir volé les clés de l’appartement (qui n’ont jamais été retrouvées) de l’homme hospitalisé.

Au final, le tribunal a condamné l’aide soignante à rembourser aux héritiers la somme de 92 000 francs accordés sous forme de prêts entre le 18 juin et le 18 septembre 2014. STE


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