13.03.2019, 16:00

La Métairie de l’Isle est reprise par une famille de Lignières

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Vincent, Jacqueline et Kévin Fleury reprennent la métairie de l'Isle, (avec Sandy la cadette de la famille, absente de la photo). Ils succèdent à l'actuelle gardienne, Sandra Vuilleumier, à droite.

Restauration Vincent Fleury, le boucher de Lignières, reprendra la métairie de l’Isle dès le mois de mai avec son épouse et ses deux enfants. La famille vivra sur place à mi-temps.

«Ça faisait longtemps que je rêvais de tenir un restaurant de montagne. Je voulais une ambiance champêtre, un cadre de travail idyllique. Et l’opportunité s’est présentée.»

Dès le mois de mai prochain, Vincent Fleury reprendra le gardiennage de la métairie de l’Isle, sur les hauts de Lignières, et propriété de la commune. Un sacré changement pour le boucher du village, qui troquera donc ses étals de viande fraîche pour les pâturages et la restauration familiale.

«Le café se méritera»

Familial, son rêve l’est aussi puisque cet énergique quinquagénaire embarque femme et enfants, Kévin (28 ans) et Sandy (26 ans) dans l’aventure. «On a toujours travaillé ensemble, ça serait inimaginable de vivre autrement», confirme son épouse, Jacqueline.

Le quatuor vivra à mi-temps sur place (surtout les parents), dans une métairie parfois difficile d’accès en hiver. Première touche personnelle de la famille, le déneigement: «Je n’ai pas prévu de dégager les deux derniers kilomètres qui mènent à la métairie (réd: le chemin de Guy). Ça sera ratracké, sans plus. Il faudra venir à peaux de phoque ou en raquettes. Le café se méritera», plaisante le futur patron, qui souhaite «rendre l’hiver à l’hiver».

Aux fourneaux, Kévin, 28 ans, le fiston, droit dans son tablier: «Travailler là-haut ne me fait pas peur. C’est un défi comme un autre. J’ai voulu suivre mes parents dans ce projet.»

«Plein de choses vont me manquer»

En attendant la journée d’inauguration de l’Isle, le 4 mai, la famille Fleury écoute attentivement les conseils de Sandra Vuilleumier, l’actuelle gérante, qui quitte par ailleurs la région. Les stocks qu’il faudra méticuleusement gérer, faute de place. Le café du matin qu’il faudra savoir apprécier avant le rush. La météo, donnée à bien intégrer dans la semaine de travail.

«C’est dur. J’ai 53 ans et je ne me voyais pas travailler là-haut jusqu’à ma retraite. Malgré tout, plein de choses vont me manquer», témoigne-t-elle. «Surtout les gens du village. Et les clients qui montaient à la métairie juste parce qu’ils aimaient se confier. Ou qu’ils en avaient gros sur le cœur. Et les gosses, qui laissent des souvenirs inoubliables.»


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