08.02.2019, 17:00

Des militants de Greenpeace font briller les carreaux de Credit Suisse à Neuchâtel

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Des militants de Greenpeace ont astiqué la succursale de Crédit Suisse, à Neuchâtel.

Climat Greenpeace accuse Crédit Suisse et UBS de salir la planète en finançant des entreprises de production de combustibles fossiles. L’ONG a symboliquement lavé les vitres de Credit Suisse, à Neuchâtel.

Comme à Bâle, Winterthur, Lausanne et Bienne, un groupe de bénévoles de Greenpeace a sévi à Neuchâtel, ce vendredi. Sur le coup de 13 heures, une dizaine de jeunes gens ont déployé des banderoles en faveur du climat et se sont mis à laver les surfaces vitrées de l’agence du Credit Suisse.

Cette banque, au même titre que l’UBS, est accusée par l’ONG de protection de l’environnement, de contaminer la planète au travers de ses financements. «En menant cette action, nous voulons enlever symboliquement la crasse qui recouvre ces banques», indique Romain Roustant, responsable médias du groupe régional neuchâtelois de Greenpeace.

Selon l’ONG, tant Credit Suisse qu’UBS sont indirectement responsables de par leurs activités financières de l’émission de millions de tonnes d’équivalent CO2 autour de la planète. «En 2017, ces deux banques ont financé 47 entreprises actives dans le domaine des combustibles fossiles, comme le gaz, le charbon ou le pétrole. Elles sont responsables de l’émission de 94 millions de tonnes de gaz à effet de serre. Soit le double de ce qu’émet la Suisse en une année», calcule Romain Roustant.

L’action s’est tenue ce vendredi en début d’après-midi. (Photo: Lucas Vuitel)

Négociations ouvertes

En lavant les vitres des succursales de Credit Suisse, Greenpeace cherche à mettre en évidence le double discours des banquiers. Sur leur site web, les deux établissements bancaires «disent être conscients de leurs responsabilités dans la lutte contre le changement climatique. C’est peut-être vrai en Suisse. Mais ailleurs, leurs investissements sont sales», critique le responsable neuchâtelois.

A noter que la manifestation s’est centrée sur la seule succursale du Credit Suisse. «C’est une action pensée. Nous ne sommes pas intervenus devant l’UBS car nous sommes encore en négociations avec elle. Et cette banque est moins active que Credit Suisse auprès des entreprises de combustibles fossiles. Tandis que les négociations avec Credit Suisse sont au point mort», distingue Romain Roustant.

A Neuchâtel, ce spectacle bon enfant n’a pas suscité de réaction de la direction ou des employés de Credit Suisse. Les clients qui sortaient de l’établissement étaient tout de même surpris de voir ces laveurs de carreaux. La police, qui n’avait pas été avisée de cette manifestation, est discrètement venue prendre l’identité des responsables après vingt minutes de cet «happening» pour la planète.


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