Cinq intervenants ont échangé sur la relation entre le foot et le racisme à Neuchâtel

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Football Une table ronde posait la question du lien entre le football et le racisme, jeudi soir à Neuchâtel. Christian Karembeu et Guillaume Hoarau ont notamment fait part de leurs expériences.

 23.03.2018, 20:15
La table ronde s'est déroulée jeudi soir à l'aula des Jeunes-Rives de Neuchâtel.

«Dans nos stades, certains débiles mentaux se livrent à des manifestations d’un racisme primaire.» Pierre Cornu n’a pas fait dans la dentelle pour introduire l’un des problèmes qui gangrènent régulièrement les matches de football.

Le président du Conseil de fondation du Centre international d’études du sport (CIES) a ainsi introduit la table ronde qui se tenait jeudi soir à l’aula des Jeunes-Rives de Neuchâtel. Cinq intervenants, dont deux stars du ballon rond, Christian Karembeu et Guillaume Hoarau, se sont interrogés sur une question: le football, un instrument de lutte contre le racisme?

>> Lire aussi: Christian Karambeu: "L’UEFA m’a appelé pour l’aider à lutter contre le racisme"

Punition de masse

«Il est compliqué de contrôler le racisme dans le football. Il y a tellement d’argent dans le milieu que certains avancent que ça ne sert à rien de mettre des amendes. Et si on va jusqu’à fermer un stade, les supporters crieront à une punition de masse», a expliqué Patrick Gasser, chef football et responsabilité sociale à l’UEFA depuis une vingtaine d’années. En cas d’insultes racistes durant un match, l’arbitre peut mettre en pause ou mettre complètement fin à la rencontre. Mais dans les faits, aucun n’est encore allé jusque-là.

Par contre l’UEFA a investi dans la prévention. Depuis huit ans, un spot de trente secondes est diffusé à la mi-temps des matches de la Ligue des champions. «Cela équivaut à 20millions de francs par saison», chiffre-t-il.

Devant un parterre de personnalités et de joueurs de Xamax FCS, Christian Karembeu a raconté qu’il n’a jamais été confronté au racisme lorsqu’il évoluait encore sur un terrain. «Je pense que lorsqu’on donne du positif, on en reçoit en retour», a déclaré l’ancien international français aujourd’hui ambassadeur de l’UEFA.

«Le sport est un outil qui peut être utilisé pour faire passer des messages de paix, de respect et de fair-play. Mais d’autres peuvent aussi profiter de cette plateforme pour faire passer des messages de haine», a ajouté le champion du monde en 1998.
«La question de l’identité joue un très grand rôle pour les supporters. Les insultes sont une façon de stigmatiser l’autre groupe et d’exprimer qu’ils sont les meilleurs, même si ce n’est pas le cas sur le terrain», a analysé Thomas Busset, historien et collaborateur scientifique au CIES.

«On rigole à ce sujet»

«En tant que joueur, je n’ai jamais dû faire face à des insultes sur le terrain», a avancé Guillaume Hoarau, footballeur international français. «Dans l’équipe, on rigole à ce sujet», précise l’attaquant de BSC Young Boys. «Je ne suis pas tellement engagé, je fais simplement mon travail de footballeur. Mais si on nous donne le chemin pour lutter contre le racisme, on le suivra», ajoute-t-il encore.

>> Lire aussi: Guillaume Hoarau: "Lors de coupes d’Europe, il peut arriver de rencontrer des problèmes liés au racisme"

«Quelles sont les solutions à appliquer?», a lancé un membre du public. Patrick Gasser a rétorqué avec humour: «Le football ce n’est pas du quidditch, nous n’avons pas de baguette magique pour résoudre les problèmes.»


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