03.08.2015, 09:16

Aide aux troubles bipolaires

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Par Salomé Di Nuccio

Création enfin d'un groupe d'entraide à Neuchâtel.

Elle s'agite, chantonne, rit aux éclats, puis en l'espace d'un quart d'heure, s'assombrit et fond en larmes. Jean-qui-rit, Jean-qui- pleure... De telles sautes d'humeur décrivent bien les affres des troubles bipolaires, anciennement qualifiés de psychose maniaco-dépressive. Cette pathologie affecte 1,6% de la population neuchâteloise, d'a¬près les statistiques médicales, alors que la moyenne nationale est déclarée à 1,2%. La création en août d'un groupe d'entraide dans le canton se justifie donc pleinement. «Pour notre deuxième rencontre, on a déjà six inscriptions de plus», annonçait Anne-Marie Botteron, animatrice, à la veille du second rendez-vous.

Mis sur pied grâce au soutien de Jean-Pierre Walker, psychiatre,  ce groupe de parole est supervisé par Orlando Schira, psychologue. Agendé chaque 3e mercredi du mois à Neuchâtel, il prend tout son sens dans la mesure où il permet aux malades d'exprimer librement leur mal-être. Entre eux; soit en connaissance de cause. «Le but est de profiter de l'expérience des autres», indique l'animatrice. Une aide supplémentaire bien venue. Car il est vrai que le mal est sournois. De nature génétique, il se développe peu à peu, alimenté par le stress, les coups durs ou autres suites d'événements pénibles de l'existence. Entre attitudes pathétiques et achats compulsifs, il pourrit tant la vie du malade que celle de son entourage. «On parle, parle, on parle... On casse les pieds à tout le monde!», reconnaît Nina (prénom fictif). «Et on veut toujours avoir raison».

Par ailleurs, ces troubles font exploser le coût de la Santé publique. Les malades séjournent régulièrement dans des structures telles que Préfargier. D'autre part, la médication ad hoc est souvent lourde, difficile à cibler, de surcroît. «Il faut trouver la bonne balance entre les antidépresseurs et les stabilisateurs d'humeur», signale Anne-Marie Botteron.

Longue vie à ce nouveau groupe d'entraide? Au sortir de la première réunion, les réactions semblaient du moins très favorables. «J'en suis ressortie légère comme une plume», confie Nina.

Notons que pour le déroulement de ces séances mensuelles, un établissement public met gratuitement à disposition une de ses salles. Les participants ne paient que leurs éventuelles consommations.

La prochaine séance aura lieu le 19 octobre, entre 17h30 et 19h, au restaurant Sakura, rue Louis-Favre 34 à Neuchâtel


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