15.12.2017, 00:01

Union sacrée sur fond d’austérité toujours sévère

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A l’image de l’hiver (ici en janvier dernier), La Chaux-de-Fonds traverse toujours une zone dépressionnaire, dont témoigne le budget 2018 voté par le Conseil général hier soir.

 15.12.2017, 00:01 Union sacrée sur fond d’austérité toujours sévère

LA CHAUX-DE-FONDS Le budget 2018 de la Ville accepté presque sans coup férir.

Une fois n’est pas coutume, le Conseil général de La Chaux-de-Fonds s’est montré sobre, sans grandes envolées partisanes, et surtout uni, dans la discussion générale sur un budget 2018 une nouvelle fois largement déficitaire. En bout de course, il l’a entériné tel que proposé par le Conseil communal, à l’unanimité.

Mais même avant Noël, ce n’était pas la joie....

Une fois n’est pas coutume, le Conseil général de La Chaux-de-Fonds s’est montré sobre, sans grandes envolées partisanes, et surtout uni, dans la discussion générale sur un budget 2018 une nouvelle fois largement déficitaire. En bout de course, il l’a entériné tel que proposé par le Conseil communal, à l’unanimité.

Mais même avant Noël, ce n’était pas la joie. Budget en rouge vif, recettes en rechute, charges incompressibles quand elles ne grimpent pas par des décisions cantonales, c’est «quelque peu désabusé» que le président de la commission financière Julien Gressot (POP) s’est exprimé. Pour lui, aucune solution ne se dessine à l’intérieur. Reste une certitude: «Pour sortir la tête de l’eau, toutes les forces sont nécessaires».

Prenant la parole juste après en introduction au débat, le président de l’exécutif Théo Huguenin-Elie s’est d’abord montré positif: «Le paradoxe est que malgré un budget rouge vif, nous voulons plus que jamais retrouver un certain optimisme», a-t-il dit en substance. Les signes: la reprise économique, les projets immobiliers avec plus de 400 logements dans les années à venir, la promesse de désenclavement des Montagnes par la H18 et une nouvelle ligne Neuchâtel - La Chaux-de-Fonds. Les menaces? «Après le refus du nouvel hôtel judiciaire, le pipeline des projets cantonaux dans les Montagnes est vide», a affirmé le président du Conseil communal. Avant de lancer péremptoirement: «UniLac2 devra se construire dans les Montagnes».

Pour le dire clairement, tous les porte-parole ou presque ont fustigé une politique cantonale qui prétérite le centre urbain qu’est La Chaux-de-Fonds, («de manière dramatique» a dit le socialiste Patrick Jobin), comme les autres et comme à peu près toutes les communes. Le plus vif dans les propos? L’UDC Lionel Favre qui a lâché: «Quelle lâcheté de la part du Château!» Seul le PLR Cédric Haldimann s’est concentré sur la Ville, en disant qu’il faut restructurer encore la commune, (reconnaissant que le Conseil communal actuel fait du bon travail). Il a eu ce mot: «Nous ne devons attendre de l’aide de personne».

Dans l’ensemble des groupes, et même s’ils ont ensuite accepté le budget, personne n’a pu se déclarer satisfait par son contenu. A gauche en particulier, on a noté qu’en termes d’efforts sur les services, «on est à l’os» (Julien Gressot), que «l’équilibre des services a atteint son maximum» (Monique Erard). Cédric Haldimann s’est pourtant dit surpris que les effectifs du personnel restent à peu près constants, même si l’on enlève les nouveaux emplois obligés qui découlent de lois cantonales. Patrick Jobin ne voit qu’une ébauche de solution: «A court terme, seule la politique de stationnement pourrait amener des recettes nouvelles». En visant les pendulaires.

Devant cette tout de même belle unanimité, la «ministre» des finances Sylvia Morel a dit merci à tous les partis. Et Théo Huguenin-Elie a encore eu cette remarque en forme de pointe: «Ce que nous réalisons à La Chaux-de-Fonds devrait servir d’exemple au canton de Neuchâtel»...

Des comptes équilibrés, voire bénéficiaires

La conseillère communale Sylvia Morel l’a dit clairement: «Les comptes 2017 se présentent extrêmement bien. Ils vont être équilibrés, voire bénéficiaires sans prélèvement à la réserve de politique conjoncturelle». Le budget 2017 prévoyait pourtant un déficit réel de plus de 15 millions, comme celui du jour. La différence: le remboursement de l’ex-caisse de pension du personnel communal (15,8 millions), la vente de Polyexpo (3,2 millions) et d’autres recettes extraordinaires qui ne seront engrangées qu’une fois (notre édition de mardi). On est loin de la mise sous tutelle, mais cela n’empêche pas un déficit dit structurel, que la grande argentière estime à 5 millions, qui péjorent les prévisions jusqu’à l’horizon 2021.

rappel des faits

Le Conseil général de La Chaux-de-Fonds se penchait hier soir sur le budget 2018 de la Métropole horlogère. Dans son exercice prévisionnel, le Conseil communal évaluait le déficit à venir à 15,2 millions, ramené à 5,2 après ponction à la réserve conjoncturelle d’environ 10 millions. La commission financière du législatif avait déjà approuvé, un peu la mort dans l’âme, ce nouveau déficit.


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