06.12.2017, 12:31

Patiner en toute sécurité sur le lac des Taillères: nos conseils

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La pratique du patinage en milieu naturel est aux risques et périls de chacun.

 06.12.2017, 12:31 Patiner en toute sécurité sur le lac des Taillères: nos conseils

Loisirs Les patineurs ont investi le lac des Taillères. Mais gare, s'élancer sur une telle patinoire naturelle, c'est à ses propres risques et périls.

Avec le lac des Taillères, à La Brévine, et le Doubs aux Brenets, les Montagnons disposent des plus grandes patinoires naturelles d’Europe.

Si on a pu mesurer l’engouement des amateurs de glisse l’hiver passé, avec des conditions exceptionnelles, il ne date pas d’hier. De tous temps, les Montagnons se sont élancés sur ces étendues d’eau gelées. Les archives...

Avec le lac des Taillères, à La Brévine, et le Doubs aux Brenets, les Montagnons disposent des plus grandes patinoires naturelles d’Europe.

Si on a pu mesurer l’engouement des amateurs de glisse l’hiver passé, avec des conditions exceptionnelles, il ne date pas d’hier. De tous temps, les Montagnons se sont élancés sur ces étendues d’eau gelées. Les archives attestent qu’un dimanche de 1970, on a compté 20'000 patineurs sur le lac des Taillères.

«Sur le Doubs, on peut patiner dès que la glace atteint 7 centimètres», assure Jean-Claude Durig, capitaine de la Navigation sur le lac des Brenets.

«Dès 12-13 centimètres, c’est du costaud, on peut y aller avec un véhicule. Mais quand j’étais gamin, on y allait dès que la glace atteignait trois centimètres. On y allait à l’instinct. On était courageux...», se souvient l’alerte octogénaire. 

Le test du caillou

De tous temps, les patineurs se sont adonnés à leur sport favori à leurs risques et périls. Mais jusque dans les années 1960, la radio indiquait à ses auditeurs quand ils pouvaient patiner.

«Aujourd’hui, c’est terminé. Plus personne, ni commune, ni canton, ne veut prendre cette responsabilité. On ne peut même plus baliser les sources d’eau chaudes pour prévenir les patineurs de ne pas y aller.»

Pour faire le contrôle, on appelait un «spécialiste», soit un ancien qui avait de l’oreille. La technique consiste à lancer un caillou sur la glace. Suivant le bruit du choc, on peut estimer l’épaisseur de la glace. «Plus le bruit est sourd, plus la glace est épaisse.» On peut aussi percer un trou à l’aide d’une chignole ou d’une petite hache. 

Pas de courant sur le Doubs

Même chose aux Taillères où une archive de L’Impartial rapporte qu’en 1958, John Richard, cantonnier de La Brévine, délimitait avec des branches de sapin la partie sûre du lac. 

Jean-Claude Durig en profite pour tordre le cou à l’idée reçue selon laquelle le Doubs gèlerait moins vite que le lac à cause du courant. «Il n’y a pas de courant à cette époque!»

De fait, le site de la Navigation sur le lac des Brenets faisait état hier de 46 centimètres de profondeur et un débit d’à peine plus de 6m3/seconde. Rien à voir avec les 4,50 mètres de profondeur et le débit de 160m3 des périodes de pluie, aux printemps ou à l’automne. 

10 cm aux Taillères

Si hier, la glace était encore trop mince pour se lancer sur le Doubs, aux Taillères, en revanche, les patineurs s’éclataient déjà.

«Je suis allé patiner ce matin. La glace est bonne, avec huit à dix centimètres d’épaisseur», a indiqué Jean-Pierre Schneider, après avoir mesuré avec sa perforatrice et sa petite réglette. «Ceci dit sous toutes réserves, la pratique du patinage est aux risques et périls de chacun», rappelle-t-il.

Une histoire de famille, pour le responsable du Centre de la Brévine. Dans les années 1970, c’est son père, Marcel Schneider, maître-menuisier, qui assurait le déblaiement partiel du lac, soit un tronçon de 1600 mètres sur dix mètres, à ses propres frais.

Ce, avec des fraises et planches à neige montées sur des petites Jeep. Des températures plus hautes et la neige sont annoncées demain. «Mais avec seulement dix centimètres de glace, pas question de s’aventurer sur le lac avec des véhicules.» Il faudra donc attendre le retour du grand froid pour s’élancer sur les miroirs glacés.

Accidents sur glace

On y circule avec les enfants, parfois encore dans les pousse-pousse. On y a même vu un patineur pousser un handicapé dans sa chaise roulante. Mais gare! La glace peut être mortelle. «Les accidents sont rares», souligne Jean-Claude Durig, qui se souvient tout de même, il y a 20 ans, d’un patineur brenassier émérite qui y a trouvé la mort.

L’an passé, un randonneur qui traînait la luge de sa fille est tombé dans un trou vers le lieu-dit «La Casquette», sur les rives françaises du Doubs. Tous deux ont heureusement pu être tirés d’affaire.

La particularité de la rivière, c’est que l’eau baisse lorsqu’elle gèle. Près des rives, il arrive que la pellicule de glace ne repose sur rien.
Prudence donc.


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