11.01.2018, 18:22

Monsieur Fraize racontera sa petite vie au Locle

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Monsieur Fraize jouera ce vendredi au Locle.

 11.01.2018, 18:22 Monsieur Fraize racontera sa petite vie au Locle

Humour Sur la scène de la Grange ce vendredi se produira Monsieur Fraize. Un personnage tout en émotivité qui charme le public depuis 17 ans. Rencontre avec son interprète Marc... Fraize.

Sa source d’inspiration? La bêtise humaine. Et dans son pays, il se dit servi. «Les Français ont plein de qualités, mais ils n’ont pas oublié d’être bêtes», se gausse-t-il, en parlant de ses compatriotes.

En permanence, il observe, de manière innée, leur comportement. Ainsi, depuis 17 ans, Monsieur Fraize raconte au public les plus drôles, les moins marrants, mais tous sont assurément surprenants. Ce soir vendredi, c’est sur la scène de la Grange,...

Sa source d’inspiration? La bêtise humaine. Et dans son pays, il se dit servi. «Les Français ont plein de qualités, mais ils n’ont pas oublié d’être bêtes», se gausse-t-il, en parlant de ses compatriotes.

En permanence, il observe, de manière innée, leur comportement. Ainsi, depuis 17 ans, Monsieur Fraize raconte au public les plus drôles, les moins marrants, mais tous sont assurément surprenants. Ce soir vendredi, c’est sur la scène de la Grange, au Locle, qu’il montera pour parler de sa «petite vie», comme il la qualifie. Interview.

Immuablement, depuis 17 ans, Monsieur Fraize porte un pantalon trop court et un polo couleur fraise. Pourquoi ce choix vestimentaire?

C’est ma mère qui m’a conseillé de m’habiller comme ça. Parce que mon personnage se trouve, en fait, à mi-chemin entre le clown et le gamin. Et que comme ça, on me voit. Mais aussi parce que je suis à contre-courant des humoristes disons, traditionnels, souvent bien mis.

Du coup, sa tenue mise à part, comment se démarque votre personnage?

C’est quelqu’un qui a du mal. Sur scène, il est tétanisé. Il est brouillon. Parfois même, il bégaie. Mais il passe aussi par des phases de confiance. ça va beaucoup mieux, du reste, dès qu’il oublie qu’il est sur scène. En fait, il fonctionne totalement à l’émotivité.

Vous dites aussi qu’il a peur. De quoi?

Peur de déplaire, de manquer de quelque chose. Il est convaincu qu’il faut travailler le plus possible, sinon il va être pauvre et ne pourra plus acheter tous les produits qu’il veut. D’autant qu’il les achète à double parce qu’il a peur qu’on les lui vole. La peur est un sentiment qui me fascine parce qu’elle est profondément ancrée dans notre société moderne.

Marc, Fraize est votre patronyme. Cela signifie-t-il que vos scénarios comportent une part autobiographique?

Oui, bien sûr, puisqu’en fait j’écris une trame, mais je n’apprends pas vraiment de texte. Donc j’improvise un peu par rapport à mon propre vécu ou ressenti. Chaque spectacle est donc unique.

Suivre Monsieur Fraize depuis 17 ans tient du défi, non?

Pas vraiment. Au fil du temps, j’évolue, donc forcément lui aussi. Je lui découvre alors de nouvelles qualités, des défauts aussi.

Y a-t-il un thème que vous n’abordez jamais?

J’évite l’actualité. Ce terrain est déjà très largement balisé dans le milieu de l’humour.

Vous qui préférez justement sortir de ces sentiers balisés, qui vous a influencé?

Coluche, Bourvil, de Funès m’ont séduit de tout temps. Je préfère les personnages qui patinent à ceux qui se font valoir. Et ce concept a tout de suite plu.

Un concept que vous avez élaboré tout seul, vous, l’autodidacte?

Absolument. Quand on a une vocation, il ne faut pas hésiter à la suivre et alors les choses viennent d’elles-mêmes. Bon, il m’a tout de même fallu attendre 26 ans pour oser me lancer (il rit).

Une vocation, c’est une chose, mais il faut aussi créer un ou des personnages. Comment vous êtes-vous lancé?

Je me suis construit sur scène. J’y suis allé sans savoir nager. J’ai directement appris dans la piscine. J’ai commencé par des sketchs, mais très vite, mon personnage s’est imposé.

Et ça fonctionne, puisque depuis 17 ans vous sillonnez la France, la Belgique, la Suisse et même le Canada?

C’est vrai. Même si je refuse d’aller à l’usine en alignant les dates des spectacles. Je joue, en moyenne, deux fois par semaine, parce que je veux une vraie rencontre avec le public. Elle est chaque fois différente et donc, au moment de monter sur scène, j’ai le trac comme si c’était la première fois.

Vous avez déjà joué en Suisse, notamment au Festival du rire de Montreux. Vousdites que votre personnage nous plaît.

Le rythme du spectacle est assez lent. Or j’ai constaté qu’en Suisse, les gens accordent plus d’importance aux rencontres, réfléchissent plus longtemps avant de s’énerver. Tandis qu’un Français, tout l’énerve.

Pourtant vous évoluez à Paris, il y a plus calme comme endroit!

J’ai vécu à Lyon, puis à Paris pour des raisons professionnelles. Mais depuis que j’ai des enfants, soit depuis dix ans, je me suis installé en Saône et Loire où je me ressource. Bien sûr, je travaille toujours sur Paris et j’apprécie beaucoup ce balancement entre deux mondes, la ville et la campagne.

La mise en scène de votre spectacle est assurée par Alain Degois, dit Papy, qui a notamment révélé Jamel Debbouze. Qui est-il?

Un ami fidèle, une épaule sur laquelle me reposer. Nous formons un parfait binôme. Papy est une belle personne qui a travaillé dans le socio-culturel et aide des jeunes des cités en les initiant aux matchs d’impro.

Info+

Le Locle, la Grange, ce vendredi soir à 20h30. Lausanne: demain à 20h au Centre pluriculturel et social d’Ouchy. Renseignements sur: www.monsieurfraize.com


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