16.05.2019, 12:22

La Chaux-de-Fonds: acquittés malgré les analyses d’ADN sur l’airbag de la voiture accidentée

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Pour la justice, la présence de l'ADN du cadet sur l'airbag de la voiture n'est pas une preuve suffisante.

Accident La police était allée jusqu’à faire une analyse d’ADN sur l’airbag d’une voiture accidentée pour prouver qu’un jeune conducteur avait voulu se défiler. La justice acquitte les prévenus.

Verdict: acquittés faute de preuves suffisantes. Pour le Tribunal des Montagnes et du Val-de-Ruz, les quatre jeunes gens du Littoral accusés d’entrave à l’action pénale n’ont pas menti sur l’identité du conducteur accidenté au Bas-du-Reymond (à la sortie de La Chaux-de-Fonds), il y a deux ans et demi. 

Les deux frères, le cousin et l’ami d’enfance ont toujours soutenu que c’est le dernier nommé qui était au volant cette nuit-là, quand la voiture a heurté un arbre avant de s’immobiliser sur la voie d’en face, sans faire de blessé. La police n’était pas intervenue sur place, mais pour les enquêteurs, c’est le cadet qui conduisait au moment de l’accident. 

A lire aussi : «La Chaux-de-Fonds: qui était au volant au moment de l’accident?»

Cette thèse s’appuyait sur des relevés d’ADN dans le véhicule accidenté. Résultat: pas de trace de l’ADN de l’ami sur l’airbag qui s’est déclenché lors du choc, mais une correspondance pour le cadet, sur un gobelet retrouvé dans l’habitacle. 

Pour la juge Muriel Barrelet, cette preuve n’est pas suffisante. D’abord, le mélange ADN a pu être «souillé» entre les moments de l’accident et de l’analyse. Ensuite, tous les protagonistes n’ont pas subi le test, notamment pour une question de coût, une analyse ADN coûtant un millier de francs. Et puis, il semble que le cadet conduisait régulièrement la voiture de fonction de son frère… 

Identifié sur une photo floue

Le témoignage du dépanneur n’a pas non plus été déterminant. Il a certes identifié le cadet après coup, mais sur la base d’une photo «assez floue, tirée des réseaux sociaux, sur laquelle il est difficile de reconnaître le prévenu», estime la juge. Les relevés téléphoniques ne permettent pas non plus d’acquérir de certitude. 

Enfin, il n’y avait pas de raison de mentir, ou si peu, pour ce jeune conducteur qui risquait tout au plus une prolongation d’un an de la durée de son permis de conduire probatoire. Apprenti au moment des faits, il avait beaucoup moins à perdre devant la justice que son ami d’enfance, un chef d’entreprise amené à conduire tout le temps, et qui gagnait 10’000 francs par mois. 

L’auteur de l’accident doit donc maintenant s’attendre à avoir des nouvelles de la justice… 


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