06.02.2019, 11:01

L’épreuve du deuil mise en lumière au TPR à travers la pièce «Havre»

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Rébecca Balestra et Baptiste Coustenoble campent les déchirés Matt et Elsie.

Epopée intérieure Anne Bisang signe la mise en scène de la pièce «Havre», écrite par l’auteure canadienne Mishka Lavigne et jouée au TPR de La Chaux-de-Fonds dès vendredi. Une oeuvre qui explore le thème de l’absence à travers la rencontre de ses deux protagonistes.

C’est l’histoire d’une rencontre et d’absences. De vies et de morts, de chaînes et de liberté, de déchirures internes et d’esprits acérés. «Havre», de Mishka Lavigne, est une pièce bâtie sur des antagonismes qui se complètent et se défient. Anne Bisang, directrice artistique du Théâtre populaire romand (TPR), s’est laissée porter par la plume de la jeune auteure canadienne, découverte au détour de ses lectures pour le théâtre de Poche de Genève, qui décide de produire la pièce.

Et pour la mise en scène, qui d’autre qu’Anne Bisang? Un exercice ardu: comment arranger la pièce sans affaiblir l’écriture déjà richement illustrée de Mishka Lavigne? 

Mise en scène sobre

Elsie perd brutalement sa mère, disparue dans le Pacifique, et Matt souffre d’un passé douloureux, devenu orphelin après le siège de Sarajevo, en ex-Yougoslavie, son pays d’origine.

Deux âmes aux blessures profondes et amères, que le destin fait se rencontrer. Bousculés par des interrogations existentielles soulevées par les protagonistes – que reste-t-il de nous après notre mort? Comment se libérer de la douleur d’une absence? –, les spectateurs suivent le cheminement de Matt et Elsie, qui avancent à tâtons vers leur liberté.

Pour Anne Bisang, c’est décidé: la mise en scène affichera «une sobriété cohérente avec le texte, qui se lit déjà à la base comme un roman». Une seule question se pose alors: «Comment apporter de la chair, du vivant, sans alourdir la pièce?»

Les deux acteurs, ainsi débarrassés de tout artifice superflu, se déploient également dans un décor épuré, à peine rehaussé par la scénographie discrète d’Anna Popek. «Les dispositifs qu’elle a employés donnent simplement un appui à l’imaginaire des spectateurs», explique Anne Bisang. L’usage de photographies «évoque parfois une atmosphère ou des objets du quotidien, qui sont alors mis en valeur.» 

Mais cette dernière insiste: «On associe naturellement le deuil à la tristesse. Cela dit, dans ‘Havre’, il y a de l’humour. Cette pièce tend vers quelque chose de lumineux et de solaire.»

 

Infos pratiques

Théâtre populaire romand, à La Chaux-de-Fonds (rue de Beau-Site 30), vendredi 8 février à 20h15, samedi 9 à 18h15.


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