De La Chaux-de-Fonds à la Californie, Monique Carr-Sester n'est plus

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Nécrologie Monique Carr-Sester est décédée début janvier, sous les palmiers californiens, loin des sapins de son enfance.

 27.01.2021, 15:00
Monique Carr-Sester sur le Pod enneigé, lors d'une de ses visites à La Chaux-de-Fonds, en 1986

Née à La Chaux-de-Fonds en 1940, Monique Carr-Sester est décédée en Californie le 1er janvier, après une vie passée aux Etats-Unis.

Deuxième fille d’une famille d’horlogers, elle avait suivi les cours de l’école de commerce et travaillé ensuite à l’agence de la banque UBS de La Chaux-de-Fonds. Pas longtemps. Au début des années 1960, elle partait aux Etats-Unis pour apprendre l’anglais, comme fille au pair.

Elle n’en est pas revenue, séduite par la côte californienne et la Sierra Nevada, mais aussi par Jerry qui deviendra son mari. Avec lui, elle a élevé trois enfants (Gregory, Christiane et Nicki), et créé une affaire familiale de nettoyage (Creative Furniture Arts and Qualiclean).

Durant ses moments de loisirs, elle aimait jouer de la musique et explorer inlassablement le pays, que ce soit en mobilhome, à vélo, ou à pied.

«Dépaysée? Pas du tout!»

Elle n’oublia cependant jamais tout à fait les Montagnes neuchâteloises. Du temps où ses parents vivaient encore, elle revenait bien souvent à La Chaux-de-Fonds pour leur rendre visite, ainsi qu’à sa famille et ses amis. Elle rédigea d’ailleurs plusieurs articles dans «L’Impartial» pour raconter ses impressions d’exilée.

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«Si l’accent lourd du Chaux-de-Fonnier demeure (…) que dire du vocabulaire anglais, voire américain qui s’étend à chacune de mes visites?», écrit-elle lors d’une visite en 1986. «Les distributeurs automatiques vendent des Snickers, Mars, Milky Way, on lave avec Dash, on porte Lee, Moonboots, on mange Frosties et Cheeseburgers et l’on parle de job, stress, check-up et fitness. Dépaysée à la Tchaux? Mais pas du tout!» 

Monique laisse le souvenir d’une personne au bon cœur, qui appréciait les choses simples: le lever du soleil, le parfum des roses un jour d’été et bien sûr le chocolat suisse.

Pour ses neveux chaux-de-fonniers, «c’était quelque chose, en tant qu’enfant, d’avoir une tante d’Amérique!», se souvient Christian Sester. «Elle était le support de rêveries enfantines autant qu’imprécises faites de grands espaces et d’images d’Epinal: le Golden Gate Bridge, le Yellowstone, le Grand Canyon, ces endroits mythiques qu’elle connaissait.»


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