21.06.2019, 16:00

Le programme de réinsertion Atelier fil étoffe ses activités à Couvet

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Des visiteurs discutent avec des membres de l'Atelier fil, lors de l'inauguration des nouveaux locaux de Couvet, le jeudi 20 juin.

Val-de-Travers Après un atelier de couture, le programme de réinsertion socioprofessionnelle Atelier fil lance une blanchisserie et un atelier de customisation de vieux habits dans de nouveaux locaux, à Couvet.

L’Atelier fil étoffe ses activités. Ce jeudi, le programme de réinsertion socioprofessionnelle a officiellement inauguré son extension à Couvet, près du pont CFF au nord du village. En parallèle aux travaux de couture menés à Fleurier, les bénéficiaires du programme peuvent désormais retrouver les automatismes du monde du travail au sein d’une blanchisserie et d’un atelier de customisation d’habits. 

«Nous allons commencer petit et nous verrons, comme avec l’atelier de couture», précise Marie-France Oberbeck, la responsable du programme qui accueille désormais 12 places mises à disposition de l’Office de l’action sociale du canton, de celui de l’assurance invalidité et des services des migrations et de la cohésion multiculturelle. «Nous accueillons des gens momentanément fragilisés.»

Année 2018 difficile

Pour encadrer ces bénéficiaires – en majorité des femmes, mais pas que -, l’association Atelier fil emploie huit personnes, pour l’équivalent de 3,5 postes à plein temps. Parmi ces postes, plusieurs sont occupés par d’anciennes bénéficiaires, précise Marie-France Oberbeck. 

Après une année 2018 difficile, durant laquelle «il a fallu se serrer la ceinture», le programme a pu redémarrer de plus belle. L’entreprise sociale, approchée par l’hôtel de l’Aigle, qui cherchait un prestataire pour s’occuper de sa literie, a décroché un don de 50’000 francs de la Loterie romande pour lancer la Blanchisserie du Val. «Nous avons pu acheter les machines à laver avec ces sous.» 

Fort de cette acquisition, l’atelier propose désormais des «services assez proches d’un pressing» et visera également une clientèle privée. «Nous nous sommes renseignés. Il y a un besoin au Val-de-Travers», juge Marie-France Oberbeck. 

Marie-France Oberbeck dans la Boutique, l’atelier de customisation de vieux habits. (Photo: Christian Galley)

Article zéro déchet 

Toujours dans l’idée d’autofinancer le programme, les bénéficiaires produisent des articles zéro déchet mis en vente à l’épicerie coopérative du Cellier des Fées (éponges, cotons démaquillants) et désormais customisent de vieux habits, à l’enseigne de la Boutique. «Ma collègue Sophie Rieben faisait déjà ça et on est dans cette tendance d’écologie et de récupération.» L’Atelier fil collabore également avec la chocolatière Ella Kromah (La Loba Chocolatière), qui partage les locaux de la rue de la Gare.

Pour autant, et même si «vendre un habit qu’on a créé est valorisant», l’Atelier fil et ses désormais nouvelles activités restent avant tout là pour redonner confiance aux bénéficiaires. «La confection n’est pas une priorité. On doit prendre notre temps, sans stress. Nous faisons de la réinsertion socioprofessionnelle avant tout», conclut Marie-France Oberbeck.
 


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