03.08.2015, 09:02

Le passé et ses traces

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Par Julián Cerviño

Il y a des fois où le passé vous rattrape sans prévenir. Tout simplement, parce que, bêtement, vous avez marché sur ses traces. C'est là que vous vous apercevez qu'on n'oublie jamais rien, on fait juste semblant. Parce que les traces, plus ou moins profondes ou fraîches rouvrent des vieilles plaies, réveillent des souvenirs plus ou moins agréables et engendrent de la souffrance.

L'équation entre la douleur, la profondeur et la fraîcheur n'est pas facile à établir. Surtout, le calcul ne s'avère pas très agréable et encore moins recommandé. On essaie quand même, par pur masochisme. En résumé, on s'aperçoit que plus les traces sont fraîches, plus la douleur est vive. Si les traces sont profondes, ce n'est pas mieux. Elles suscitent des regrets ou des rancœurs, plus ou moins tenaces.

Une fois le calcul, pas très savant, terminé, on comprend mieux pourquoi, intuitivement, chacun sait qu'il faut toujours éviter de marcher sur les traces du passé. Surtout quand il n'est pas tout rose.

Et que faire quand on n'a pas le choix? Ben, essayez de faire semblant d'avoir oublié. Mais juste semblant… Pour les bons souvenirs, aucune prescription. Si ce n'est la nostalgie, mais c'est plus supportable et plus doux comme souffrance. Quoique?


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