14.07.2009, 04:15

Unia dénonce la direction de Roventa-Henex

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Des membres du syndicat Unia ont distribué hier des tracts dans la fabrique d'horlogerie Roventa-Henex de Tavannes pour dénoncer l'attitude de la direction, les pressions sur les employés, et l'absence d'un plan social digne de ce nom. La direction réfute en bloc. Epaulé par quelques syndicalistes, Pierluigi Fedele, secrétaire régional d'Unia Transjurane, a dénoncé hier matin les agissements de la direction de Roventa-Henex devant les locaux de l'usine, à Tavannes. Depuis l'annonce des 15 licenciements à mi-mai, essentiellement des femmes, l'atmosphère de travail est devenue très pesante.

Pierluigi Fedele parle quant à lui de pression intolérable. Dans la foulée des 15 licenciements, la direction aurait convoqué dix personnes en leur demandant de réduire leur taux d'activité. «Normalement, le travailleur doit être libre d'accepter ou non ce genre de proposition, mais en l'occurrence, ces gens n'ont pas eu le choix. C'est une procédure scandaleuse!», s'insurge-t-il.

Par ailleurs, le syndicaliste fustige la direction «qui se refuse à proposer un plan social digne de ce nom, la somme proposée pour les 15 personnes licenciées étant inférieure à 100 000 francs». Il s'en est pris également à l'attitude de l'actionnaire majoritaire (le fonds de placement allemand Argantis, depuis mars 2007). «Un fonds qui brasse des centaines de millions d'euros par année!», a-t-il lancé. Contacté par le syndicat, celui-ci a refusé d'entrer en matière pour offrir un plan social correct.

Pierluigi Fedele regrette également le refus de la direction d'entrer en matière pour utiliser à large échelle les possibilités qu'offre la réduction de l'horaire de travail. Et d'épingler encore la direction pour avoir renvoyé deux membres de la commission du personnel.

Par ailleurs, alors que dans nombre d'entreprises confrontées aux mêmes problèmes, les employés licenciés sont libérés de leur obligation de travailler, ce n'est pas le cas chez Roventa-Henex. Les collaborateurs qui ont reçu leur congé doivent se rendre à l'usine alors que beaucoup de leurs collègues sont au chômage technique. Des propos que confirme une des personnes licenciées, ajoutant même: «On doit être là, mais on n'a rien à faire…»

PDG de Roventa-Henex, Marc Küffer ne comprend pas l'attitude d'Unia. «Nous sommes en discussion depuis le 4 mai et avons fait de nombreuses concessions allant dans son sens», démontant point par point l'argumentation du syndicat. /pou-réd

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