05.12.2017, 00:01

Pour tout savoir sur l’A16

Abonnés
chargement

 05.12.2017, 00:01 Pour tout savoir sur l’A16

Par aude zuber - réd

«L’A16 est bien plus qu’un résultat, bien plus que celle qu’on croit et qu’on voit.» Le ton est donné dès la préface des deux livres retraçant l’histoire de la construction de la Transjurane qui ont été présentés hier à la presse.

«Cette histoire méritait d’être racontée, car elle est l’aboutissement d’un joli procédé démocratique et elle montre comment des forces...

«L’A16 est bien plus qu’un résultat, bien plus que celle qu’on croit et qu’on voit.» Le ton est donné dès la préface des deux livres retraçant l’histoire de la construction de la Transjurane qui ont été présentés hier à la presse.

«Cette histoire méritait d’être racontée, car elle est l’aboutissement d’un joli procédé démocratique et elle montre comment des forces populaires sont parvenues à se rallier entre elles», a justifié l’ingénieur en chef du canton de Berne Jean-Pierre Zürcher. «Nos deux cantons ont travaillé ensemble sur ce projet du siècle et il nous semblait aussi important de finir main dans la main avec deux volumes conçus selon la même logique et le même concept graphique».

Au 18e siècle déjà

Après un travail de plus de deux ans du comité de rédaction, deux volumes réunissant chacun 220 pages en ressortent. Les 85 kilomètres entre Bienne et Boncourt sont décrits en chiffres, en lettres et en images.

Le volume Jura parcourt le tronçon de Boncourt à la Roche Saint-Jean, lieu où débute le volume consacré au Jura bernois, qui sillonne le tracé jusqu’à Bienne.

Les deux ouvrages comportent un chapitre commun décrivant l’histoire de cette autoroute. «L’idée de la Transjurane remonte bien avant la création du Jura. Au 18e siècle, le prince-évêque Conrad de Reinach s’exprimait déjà sur la nécessité d’améliorer les routes de son Etat», a indiqué le rédacteur responsable Christophe Riat.

Une des dates les plus marquantes est celle, toute symbolique, du 7 mars 1984. Les Jurassiens ont accepté par votation populaire le principe de la construction d’une route nationale de Boncourt à la Roche Saint-Jean, permettant ainsi deux ans plus tard, l’inscription de la «N16» dans le réseau des routes nationales.

Forme de reconnaissance

A qui s’adressent ces deux ouvrages? «C’est un document pour les spécialistes de la construction, mais aussi pour le grand public. Nous avons réalisé un mixte d’éléments techniques et d’informations générales avec des illustrations qui aident à la compréhension. Nous avons aussi donné la parole aux politiciens, aux ingénieurs et aux constructeurs», a précisé Christophe Riat.

D’autres chapitres abordent l’exploitation et l’entretien de l’autoroute, l’impact économique, les raisons des retards pris dans ce chantier colossal ou encore l’environnement et son intégration dans le paysage. «Les gens de la vallée de Tavannes me disent que c’est une autoroute invisible, car ils trouvent qu’elle s’imbrique parfaitement dans notre nature et ils déclarent aussi apprécier prendre l’autoroute pour découvrir la région sous différents angles», a commenté Jean-Pierre Zürcher.

Il conclut en précisant que ces deux volumes ne constituent pas uniquement un travail de mémoire, mais également une forme de reconnaissance vis-à-vis des personnes qui ont travaillé dans l’ombre et aux petites entreprises de la région qui ont pris part à cet ouvrage du siècle. aude zuber - réd Projection du film «Transjurane»: le 12 décembre, à 20h et le 14 décembre, à 18h, au Cinématographe de Tramelan


Vous avez lu gratuitement
une partie de l'article.

Pour lire la suite :

Profitez de notre offre numérique dès Fr 2.- le 1er mois
et bénéficiez d'un accès complet à tous nos contenus

Je profite de l'offre !
Top