30.05.2019, 16:15

Du chêne ajoulot à disposition de Notre-Dame

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C'est le 17 avril dernier par mail que le Groupe ajoulot Corbat offrait son bois à la réfection de la charpente de Notre-Dame.

Main tendue Le groupe ajoulot Corbat a répondu à l’appel de la filière du bois lancé depuis Paris après l’incendie de la cathédrale Notre-Dame. Il est à disposition si nécessaire.

Peu après l’incendie de la cathédrale Notre-Dame à Paris, il y a un mois et demi, le groupe ajoulot Corbat a proposé d’offrir du chêne pour la reconstruction à l’identique de la charpente qui a brûlé. Il répondait ainsi à un appel de la filière du bois lancé par Sylvain Charlois, industriel français actif dans le domaine.

«Ce dernier a alors indiqué vouloir coordonner l’effort», raconte Gauthier Corbat, directeur-adjoint du groupe Corbat. «Concrètement, il informait que tous les chênes mis à disposition seraient rassemblés sur l’un des sites de son entreprise. Nous avons répondu formellement à cette demande via un courriel adressé au groupe Charlois en date du 17 avril dernier.»

Au groupe Corbat, il a été répondu que davantage d’éléments de réponse lui seraient donnés quant à l’organisation en train d’être mise en place. «Chaque fournisseur de chêne susceptible de répondre à l’appel peut mettre à disposition le volume qu’il souhaite en théorie», explique Gauthier Corbat. «Nous répondrions au besoin que l’on nous indiquerait le cas échéant. Il faut bien voir que l’on parle de bois exceptionnel. Personne ne peut livrer 100 m3 d’une telle qualité. D’où la mobilisation de toute une filière par Sylvain Charlois. La charpente détruite par le feu n’avait pas de prix. Elle était unique et inestimable.»

Les futurs choix et annonces sont désormais du côté de l’équipe mandatée pour la reconstruction. «Tout reste ouvert à ce stade quant au choix des matériaux», signale encore Gauthier Corbat. Lequel ajoute que «la charpente de la cathédrale peut difficilement être sous toit dans les cinq ans, si le Président Macron tient à couper le ruban. Ce qu’il a entre les lignes annoncé. Dans ce cas une rénovation ‘à l’identique’ est quasi impossible. Cette charpente - du 13e siècle - a mis près de trois générations avant d’être assemblée. Les techniques ont bien sûr plus qu’évolué, toutefois le bois a des priorités naturelles qu’on ne peut forcer.»
 

 


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