29.06.2018, 19:41

«Grâce à un petit appoint, notre précarité aurait baissé»

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Faire face aux dépenses lorsque les revenus sont ratatinés nécessite de compter le moindre sou, surtout en plein processus de désendettement.

Précarité Un couple avec deux enfants de Saignelégier se serre la ceinture au maximum. Il ne touchera pas les prestations complémentaires, rejetées par les citoyens jurassiens.

A 44 ans, Bianca* et son mari Tony* (*prénoms d’emprunt), de Saignelégier, tirent le diable par la queue.
«Avec nos salaires réunis, les bons mois on arrive à 5'800-5'900 francs. Pour ma part, j’exerce sept jobs différents», raconte Bianca. «En particulier, des ménages chez des privés et en entreprise.» De son côté, son conjoint touche  3'200 fr. net à plein temps. «Mais pendant quatre ans, il n’a perçu mensuellement que 2'800 francs.»

Dans ce goulet financier, Bianca et...

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