02.08.2015, 19:51

Saint-Imier, une localité vraiment peu sûre?

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Par BLAISE DROZ

Saint-Imier a été classée au sixième rang des villes les moins sûres du canton de Berne. En outre, elle est la première localité de taille modeste dans le haut du tableau. «Pendant ce temps, nous nous contentons de réagir mollement», s'emporte le PLR John Buchs, bien décidé à faire rétablir l'ordre.

Le palmarès des villes où règne l'insécurité, qui vient d'être publié par la Police cantonale bernoise, place Saint-Imier et ses 4800 habitants au sixième rang des localités qui enregistrent le plus de délits relevant du code pénal par habitant. Saint-Imier se trouve derrière Interlaken, Bienne, Berne, Nidau et Langenthal, mais devant Lyss, Thoune, Ostermundigen, Berthoud et Moutier. En 2009, la police avait enregistré à Saint-Imier un total de 260 délits, soit 54,3 par mille habitants. Ce chiffre est passé en 2010 à 388, soit 81,6 pour mille habitants compte tenu d'une légère baisse de la démographie.

Par comparaison, Bienne a enregistré 162,6 délits pour mille habitants en 2010, soit une baisse de 5% par rapport à 2009. Moutier a enregistré dans le même temps 61.2 délits soit une baisse de 2%. «Ce classement peu flatteur nous place devant nos responsabilités!», estime John Buchs, non sans demander des nouvelles d'une interpellation PLR demandant que des mesures efficaces soient prises, notamment sur l'esplanade des collèges, là où ont lieu la plupart des incivilités nocturnes.

Même avant de connaître ce bien triste classement, les autorités étaient conscientes du problème et en réponse à l'interpellation radicale, le municipal Raymond Glück a apporté diverses précisions. «Des prestations supplémentaires payantes de la police cantonale ont été demandées et des rondes sont effectuées à raison de 100 heures par an, soit deux heures hebdomadaires», explique le municipal PLR en charge du dossier. «En fait, souffle-t-il, ils en font même un peu plus.»

Le Conseil municipal a également pris langue avec les responsables des différentes écoles, y compris les écoles supérieures, afin que les élèves soient sensibilisés à ce problème et qu'ils sachent que les conséquences d'actes illégaux peuvent entraîner des conséquences graves, comme le renvoi de l'école si des incivilités sont commises durant les heures scolaires.

L'école secondaire a déjà pris des mesures, telles que des campagnes de nettoyage avec les élèves, mais pour l'heure rien n'indique que cette prise de conscience est suffisante.

Lors de la séance du Conseil de ville de jeudi, le Parti socialiste, par la bouche de Johan Wermeille, a aussi déposé une interpellation relative aux déchets abandonnés sur la place publique après des repas pris à l'extérieur. Le retour des beaux jours va renforcer ces incivilités et il est temps de chercher à y remédier, estime le PS.

Les deux situations dénoncées sont souvent liées et du coup, l'exécutif est prié par deux grandes formations politiques de prendre le taureau par les cornes, afin que la localité ne soit pas entachée à l'avenir d'une bien vilaine réputation.

Soutien au Japon

En ouverture de séance, le Conseil de ville imérien a observé une minute de silence en hommage aux victimes du désastre au Japon.

En outre, à la demande de la fraction radicale, une lettre et un chèque de 1000 francs seront envoyés à l'ambassade du Japon à Berne. /BDR


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