10.06.2009, 09:00

Jean-Pierre Rérat tournera la page

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De l'Ajoie, il a gardé l'accent chantant. Et cette propension à sourire qui fait parfois défaut dans le «Sud». Pourtant, c'est pour le compte du vallon de Saint-Imier que le radical Jean-Pierre Rérat a accompli la quasi-totalité de sa carrière politique. Conseiller municipal à Sonvilier pendant huit ans, maire durant deux législatures après une pause, il a fini par rallier le Grand Conseil en 2002, puis le CJB quatre ans plus tard. En 2010, il tournera la page. Parce que, dit-il, à 65 ans révolus, il convient de laisser la place aux jeunes. Sans oublier qu'un malheur survenu dans sa famille l'a fait réfléchir à certaines priorités.

Car Jean-Pierre Rérat déborde de projets. Transformer la maison qu'il a héritée de son père en Ajoie, retaper son chalet en Valais. Et, bien sûr, s'occuper des forêts qu'il possède dans la riante Ajoie. Enfin, un pèlerinage à Compostelle ne serait pas pour lui déplaire. Amoureux de la montagne , il se promet d'accrocher quelques cabanes supplémentaires à son palmarès. L'homme, on le sait, avait été sollicité par les radicaux bernois pour devenir président du Grand Conseil en 2005. A l'époque, quatre personnes étaient en lice. Tout s'est bien passé jusqu'au troisième tour, mais le francophone a dû s'incliner au quatrième: «J'ai fait les frais d'un coup électoral.»

Une déception? La liaison des Convers, forcément. «Le Conseil exécutif a tout bonnement écarté ce dossier.» L'homme place désormais ses espoirs dans le cadre d'une étude de contournement sud-est de La Chaux-de-Fonds, où Berne et le Jura seraient impliqués. «Le but pourrait être atteint par ce biais. Mais à quel prix et en combien de temps...»

Le CJB? «Nous y avons fait du bon travail, Mais il faut passer à des objectifs plus ambitieux, prendre des initiatives, conduire des projets qui ne concernent pas que la langue et la culture.» Dans ce sens, le statu quo + serait un point d'appui très important pour le bras de levier. Mais notre homme avoue quand même une préférence pour la nouvelle entité à six communes, «même si c'est utopique et même s'il faudra beaucoup de temps pour y arriver. Je ne suis même pas sûr que les populations l'accepteraient, celle du nouveau canton comprise».

Est-ce parce qu'il vit beaucoup dans le Jura, où il a sa famille, que Jean-Pierre Rérat n'a jamais voulu faire partie de l'AIJ? «Je me sentais en effet partagé entre deux régions. Et puis, Walter von Kaenel tenait tellement à l'AIJ que je lui ai cédé ma place.» /pab

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