03.08.2015, 08:57

Feu vert unanime du législatif à des chiffres rouges

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Le Conseil de ville de Saint-Imier est entré dans le vif du sujet hier soir: la commune vit au-dessus de ses moyens. La faute à un déficit conjoncturel inattendu. Les 25 membres du législatif présents (sur 31) sous la présidence de Pierre Jeanneret (PLR), ont donc pris la mesure des défis qui les attendent. Les choix stratégiques d'urgence ne sont pas nombreux. Ils ne peuvent guère qu'être opérés au niveau de la politique d'investissement, du fonctionnement de la commune et de la quotité d'impôt. Cela sera discuté à l'établissement du nouveau budget.

Un million de moins

Les comptes ont cependant été acceptés à l'unanimité. C'est une plongée dans le rouge qui inquiète donc le législatif avec un excédent de charges du compte de fonctionnement de 790 875 fr. Cette plongée reste pourtant relativement douce puisque le budget estimait cet excédent de charges à près de 902 000 fr. En cause, l'importance des investissements réalisés au-dessus de leur autofinancement. Et cela ne fait que commencer puisque les travaux de la route cantonale sont loin d'être terminés.

En cause surtout, les rentrées fiscales à la baisse. Et plus encore en 2011 et 2012 (la révision de la loi d'impôt devrait coûter à la commune environ un dixième de quotité d'impôt). Pour la première fois, le revenu des personnes physiques est resté sous la barre des 7 millions de fr. (6,9 millions), soit un million de moins qu'en 2009. Objectifs pas atteints, selon le Parti libéral-radical. Un déficit pas conjoncturel, mais structurel, constate l'Alliance jurassienne. Il faut rattraper les retards d'impôt à la source, suggère le Parti socialiste. Tous les partis se disent prêts pour retrousser leurs manches et chercher des solutions.

Bientôt dans la tourmente

En cause aussi, selon le rapport présenté au législatif, la crise financière et économique de 2009 qui a commencé de produire ses effets. La cause enfin, la mise en œuvre de la nouvelle péréquation (LPFC) qui coûtera à la municipalité, selon ses dernières estimations, 0,5 dixième de quotité.

Tous ces éléments font qu'à moyen terme les résultats du compte de fonctionnement seront dans la tourmente. «La fortune communale, qui se monte à près de 9,5 millions de fr., permet de ne rien précipiter. Il s'agit d'étudier attentivement les défis à venir», conclut le rapport. Les charges de personnel présentent une augmentation de l'ordre de 34 000 fr. par rapport au budget, due à l'augmentation des coûts salariaux de l'Office des locations (progression d'activité) ainsi que de ceux de l'agence AVS, avec la mise en place de la fusion avec Sonvilier et Renan dès le 1er juillet 2010.

Unanime, le législatif a accepté le règlement communal sur les routes et les chemins, et un crédit d'engagement de 40 000 fr. par année sur 15 ans pour leur entretien. Et d'autres crédits d'engagement pour des véhicules de pompiers. Il a en revanche refusé l'installation d'un wi-fi public gratuit suivant le rapport de la commission. Il a pris connaissance d'une motion socialiste de développement d'une stratégie de transport public et de mobilité douce et une autre pour élaborer un concept de commerce local.

Entre autres interventions, le coup de gueule d'indignation du PLR sur la réponse du conseiller d'Etat bernois Bernhard Pulver quant à sa motion sur l'avenir de la Haute Ecole Arc. / yad


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