07.08.2015, 14:14

Une étude neuchâteloise montre que l'homme n'a pas d'impact sur la violence des singes

chargement
Par ATS

Université L'institut de biologie de l'Université de Neuchâtel publie une étude sur la violence létale chez les chimpanzés. Résultat: l'homme n'a pas d'influence sur les coups de sang chez les primates.

La violence létale chez les chimpanzés est un comportement adaptatif normal et n'est pas due à l'influence humaine. C'est la conclusion d'une équipe internationale de chercheurs avec participation suisse publiée dans la revue "Nature".

L'équipe codirigée par Klaus Zuberbühler, de l'Institut de biologie de l'Université de Neuchâtel, s'est penchée sur 18 communautés de chimpanzés et quatre de bonobos suivies depuis plus de 50 ans. Seul un bonobo a été tué durant ce laps de temps, contre 152 chimpanzés dans quinze communautés différentes.
Résultats: les scientifiques n'ont trouvé aucun lien entre ces accès de violence meurtrière, leurs variations et un éventuel impact humain. Ils augmentent lorsque la population de singes augmente et dans les groupes avec une forte proportion de mâles. La plupart sont le fait de mâles (92%) contre d'autres mâles de groupes voisins. Les victimes sont à 73% des mâles.

Meilleur accès aux femelles

Pour les scientifiques, il s'agit donc clairement de stratégies adaptatives visant un meilleur accès à la nourriture et aux femelles par élimination de la compétition. L'autre hypothèse proposée jusqu'ici, l'influence des activités humaines sur l'habitat et les sources de nourriture, est donc à rejeter, selon les chercheurs.
"Pour les primatologues, la chose était assez claire depuis longtemps", a indiqué à l'ats M. Zuberbühler. "Avec 30 homicides par an sur une population de 100'000 individus chez les chimpanzés, on se situe dans des proportions qui sont également observables chez l'être humain", a ajouté le chercheur. En Colombie en 2012, par exemple.

Cette étude sur nos plus proches cousins a le mérite de montrer qu'il y a beaucoup de violence chez les animaux, et que celle-ci a des racines biologiques et évolutives profondes. La différence avec les bonobos s'explique par le fait que chez cette espèce, les femelles forment des alliances auxquelles les mâles ont peur de s'attaquer, d'où un système plus stable et moins violent, conclut M. Zuberbühler.

 


Résumé du jour

Ne ratez plus rien de l'actualité locale !

Abonnez-vous à notre newsletter et recevez chaque soir toutes les infos essentielles de la journée!

Recevez chaque soir les infos essentielles de la journée !

Top