14.12.2017, 00:01

Près de 4000 signatures pour ne pas surcharger les classes

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La pétition a été remise en présence de peluches.

 14.12.2017, 00:01 Près de 4000 signatures pour ne pas surcharger les classes

ENSEIGNEMENT Pétition contre une mesure d’économie qui sera traitée par le Grand Conseil mardi prochain.

Un élève de plus par classe en moyenne à l’école primaire. Le Conseil d’Etat veut ainsi économiser un million de francs par an. Munie de près de 4000 signatures, une pétition contre cette mesure a été déposée hier à la Chancellerie cantonale par le Syndicat des services publics (SSP) et le Syndicat autonome des enseignants neuchâtelois.

La récolte de signatures,...

Un élève de plus par classe en moyenne à l’école primaire. Le Conseil d’Etat veut ainsi économiser un million de francs par an. Munie de près de 4000 signatures, une pétition contre cette mesure a été déposée hier à la Chancellerie cantonale par le Syndicat des services publics (SSP) et le Syndicat autonome des enseignants neuchâtelois.

La récolte de signatures, avec le soutien de la Fédération des associations de parents d’élèves Neuchâtel, s’est faite en une semaine à peine, relèvent les syndicats. Ceux-ci ont travaillé dans l’urgence, craignant que la mesure s’applique dès la rentrée d’août 2018. Elle est prévue une année plus tard par le Conseil d’Etat, mais le Grand Conseil en discutera mardi prochain, dans le cadre du budget 2018, au Travers d’un amendement libéral-radical. La commission des finances recommande son rejet, car «une réflexion est en cours» au niveau du gouvernement et que «ce n’est pas le moment d’anticiper».

Classes et postes menacés

Lors du dépôt de la pétition, le sol de la cour du Château était parsemé de peluches: «Pour représenter les élèves dont les enseignants ne pourraient plus s’occuper comme maintenant», explique Claude Grimm, secrétaire syndicale au SSP. «Il ne s’agit pas seulement des élèves en difficulté, qui nous préoccupent le plus, mais aussi de ceux qui apprennent plus vite et ont besoin d’être davantage nourris.»

Si l’augmentation moyenne des effectifs est appliquée, «davantage de classes encore compteront plus de 25 élèves». Selon les syndicats, la mesure conduira à fermer quelque 35 classes.

Ce chiffre est une projection à partir des effectifs actuels. Les cycles 1 et 2 comptent 14 400 élèves répartis en 773 classes, avec une moyenne de 18,5 élèves par classe. Une moyenne de 19,5 élèves porte le nombre de classes à 738.

«Un coup de poignard dans le dos»

Les syndicats estiment aussi les conséquences en termes de suppression de postes de travail. Compte tenu du fait que la plupart des enseignants en question sont à temps partiel, «au moins 50» seront concernés.

Par ailleurs, «les classes qui sont encore maintenues dans les petites localités risquent de disparaître. Les élèves seront déplacés dans les villes ou villages voisins.» Les syndicats ont rencontré lundi dernier la conseillère d’Etat Monika Maire-Hefti. «Elle s’est montrée ouverte à chercher avec nous des alternatives à cette mesure que les enseignants considèrent comme un coup de poignard dans le dos.» Car «elle s’était engagée à préserver leurs conditions de travail», rappelle Claude Grimm.

Cet engagement faisait suite à la crise entre gouvernement et enseignants l’an dernier. Au terme d’une grève, ceux-ci avaient accepté une nouvelle grille salariale, en échange de quelques compensations. «Le Conseil d’Etat souhaite-t-il à nouveau déterrer la hache de guerre?» fme


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