06.01.2018, 00:01

Les rivières sont en décrue, mais attention aux berges!

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A Engollon, le Seyon est sorti de son lit.

 06.01.2018, 00:01 Les rivières sont en décrue, mais attention aux berges!

INTEMPÉRIES Un arrêté cantonal interdit l’accès aux rives des cours d’eau, notamment dans les gorges de l’Areuse.

Après le passage de la tempête Eleanor, la situation se détendait hier dans le canton de Neuchâtel. Cela n’a pas empêché le Conseil d’Etat d’édicter un arrêté. Jusqu’à nouvel avis, il est interdit d’accéder aux rives des cours d’eau. Les gorges de l’Areuse sont fermées aux promeneurs.

Les fortes crues ont rendu les berges instables et donc dangereuses. Il a...

Après le passage de la tempête Eleanor, la situation se détendait hier dans le canton de Neuchâtel. Cela n’a pas empêché le Conseil d’Etat d’édicter un arrêté. Jusqu’à nouvel avis, il est interdit d’accéder aux rives des cours d’eau. Les gorges de l’Areuse sont fermées aux promeneurs.

Les fortes crues ont rendu les berges instables et donc dangereuses. Il a été jugé opportun d’en prohiber l’accès avant le week-end. Le spectacle des grandes eaux promet en effet d’attirer les curieux.

«Nous allons veiller à faire respecter l’arrêté avec des patrouilles sur les lieux les plus risqués», précise Georges-André Lozouet, porte-parole de la Police neuchâteloise. Les contrevenants pourront être dénoncés au Ministère public.

Risque de tomber à l’eau

Mais avant tout, «nous en appelons au bon sens et à la prudence». En cas de chute dans l’Areuse, par exemple, «même un excellent nageur n’est pas sûr de s’en sortir».

La vigilance est aussi de mise près des lacs et des zones inondées, en particulier au Val-de-Travers. «L’aérodrome de Môtiers est un grand lac et il y a 80 centimètres d’eau à la déchetterie de Travers», relève Georges-André Lozouet. Cela dit, «le gros de l’Areuse est resté dans son lit. Avec les importantes corrections que la rivière a subies entre le 19e et le 20e siècles, les anciens avaient bien calculé leur coup.»

Même si les cours d’eau ont amorcé une décrue, les débits restent élevés. A Saint-Sulpice, l’Areuse est passée au-dessous des 40 mètres cubes par seconde. «On s’attend à un tel débit tous les dix ans», précise le porte-parole de la police et de l’Organisation de gestion de crise et de catastrophe du canton du Neuchâtel (Orccan). A Boudry, le courant de la rivière est retombé sous les 100 m3 par seconde, un débit atteint tous les deux ans.

Boudry a eu chaud

Dans cette dernière commune, «on a eu chaud», raconte Georges-André Lozouet. Jeudi soir, si la situation s’était encore aggravée, l’évacuation d’une partie de Boudry était envisagée. La digue posée d’urgence devant la centrale hydroélectrique des Esserts devrait passer l’hiver. «Des travaux seront vraisemblablement entrepris pour réhausser le mur.»

Hier en début d’après-midi, le dispositif Orccan a pu être levé. «Sur le terrain, les communes poursuivent leur travail d’observation et s’activent à assécher des caves, par exemple à La Brévine

Gare au Doubs!

Le danger lié aux cours d’eau va se maintenir durant les prochains jours. «Il y a beaucoup d’eau dans le haut du canton, notamment dans la vallée de La Brévine.» Les températures élevées continuent à faire fondre la neige tombée en quantité.

Si le Doubs est proche de sa cote d’alerte, il reste de la marge. «A Biaufond, il y a encore 1,50 mètre avant d’atteindre le pont. Le problème est en aval», donc entre les mains des autorités jurassiennes. fme


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