02.08.2015, 19:44

Les biologistes de l'Université de Neuchâtel coordonnent un projet européen

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Coordonné par les biologistes du Pôle de recherche national Survie des plantes de l'Université de Neuchâtel, le projet InvaVol s'est vu attribuer une manne de la European  Science Foundation de près de 1,5 million d'euros pour une durée de trois ans. Il démarrera ses activités en avril 2011.

Le projet étudiera les conséquences d'insectes envahissants sur les signaux volatiles responsables des interactions entre plantes et insectes. Conçu par Ted Turlings, le directeur du Pôle de recherche national Survie des plantes, il implique un consortium de sept instituts de recherche européen.

Outre Neuchâtel, les six autres institutions sont l'Université de Zurich, l'Université de Nijmegen et le NIOO à Heteren (Pays-Bas), la Swedish University of Agricultural Sciences, ainsi que des chercheurs en Italie (Florence et Naples) et en République tchèque.

InvaVol s'attaque à un vaste problème européen, mais qui apportera aussi des réponses aux pays en développement, notamment au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Une partie des recherches sera aussi entreprise en Egypte. /ats

L'objet de recherche du projet InvaVol

Les molécules odorantes émises par les plantes jouent un rôle central dans les interactions entre plantes et insectes. Elles permettent aux phytophages de localiser leur source de nourriture ou à des pollinisateurs de trouver les fleurs leur offrant nectar ou  pollen.

Mais que se passe-t-il dès lors que ces systèmes sont confrontés à des insectes venus d'autres régions? Comme l'explique le professeur Turlings, le consortium suppose qu'une perturbation de ces signaux pourrait avoir de fâcheuses conséquences pour les populations locales des plantes et insectes.

Les signaux induits par des insectes herbivores étrangers pourraient être différents. Des pollinisateurs n'arriveraient plus à reconnaître les odeurs de leurs fleurs préférées.

Dans le cadre d'InvaVol, le groupe de Ted Turlings s'intéressera spécifiquement à deux larves herbivores: la chenille Spodoptera littoralis, ravageuse de feuille, et la larve Diabrotica balteata qui s'attaque aux racines. Ces deux espèces ont de fortes chances de se révéler envahissantes en Europe du Sud, où les conditions climatiques deviennent plus en plus favorables à leur prolifération. /ats


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